‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 322 sur 591 · CALENDRIER GREC · texte numérisé non relu

CALENDRIER GREC

avant Jésus-Christ, Ctésibius perfectionna la clepsydre, qui permettait de mesurer le temps, même en l’absence du soleil l.

2. Les mois étaient d’abord de 30 jours : on fit ensuite alterner des mois de 30 et de 29 jours2, de sorte que 12 mois faisaient un total de 354 jours. Les noms des mois différaient à Athènes3, Sparte, Thèbes, Delphes4 5, etc. Depuis Solon, l’année attique commençait au solstice d'été (commencement de juillet3).

Cvcles. — Avant Solon, pour faire concorder l’année lunaire avec l’année solaire, on faisait usage du cycle Iriétérique. Chaque deux ans, on ajoutait un mois. Bientôt l’on s’aperçut que la compensation était trop forte, et l’on introduisit le cycle octaétérique 6 : sur huit années, cinq comptaient 354 jours, les trois autres 384, ce qui donnait une moyenne de 565 jours 1 /4 par an. Ce calendrier servit de modèle aux décemvirs. Vers 432, Mélon d’Athènes imagina le cycle de 19 ans qui porte son nom : 255 mois lunaires y sont considérés comme équivalant à dix-neuf années solaires, et sur ces dix-neuf ans, sept son! intercalaires 7. En 550, un ami d’Aristote, Callipe de Cyzique, proposa un cycle de 76 ans qui abrégeait d’un jour chaque quatrième période métonienne. Hipparque trouva que ce système allongeait l’année de 1/500 de jour et composa son cycle de 504 ans et 11 1 055 jours, égaux à quatre cycles callipiques diminués d’un jour supplémentaire.

1. Ou distinguait les heures en heures égales (1/24 du jour civil de 24 heures, vu^ûiîsjup™

et heures variables (1/12 du jour véritable) : w^at, Spat xouj'.xaQ. Yoy. Gcminus, EWa-

ywyit, ch. v, et Dissen, de Partibus noctis et diei, 1856. La Tour des Vents , à Athènes, est à la fois un indicateur des vents, une horloge solaire et une clepsydre.

2. |Ar;vE; xoîXot. Le mois attique comprenait trois décades : le 1er jour était dit

nouménie (nouvelle lune), les suivants étaient désignés par le quantième suivi d’Isva^Évou ou àp^opivov . Les jours de la deuxième décade étaient désignés par un chiffre suivi de iirt &£xa ou psToÿvxo;. Le 20° jour était dit les suivants tiçojtïj, etc., elxà&t. D’autres fois,

on comptait à reculons à partir du 50e jour en faisant suivre le nom du mois des mots oôlvovxo;, tccoojcêvou, Xi)yovtoî, ou àitiôvTo;.

3. A Athènes, on distinguait : Hécatombéon (juillet). — Métagitnion (août). — Boédromion (septembre). — Pyancpsion (octobre). — Méraetérion (novembre). — Poséidéon (décembre). — Gaméliou (janvier). — Àntheslérion (février). — Élaphéboliou (mars). — Munychion (avril). — Thargélion (mai). — Scirophorion (juin). Quand on intercalait un mois (nV IjaSomj.o;), c’était le second Poséidéon. La répartition des jours en semaines est d’origine biblique : Dion Cassius, qui la mentionne le premier (58, 18), l’attribue aux Égyptiens.

Un calendrier dit d'Eudoxe, mais qui est postérieur à Eudoxe et à Calippe, nous a été conservé sur un papyrus grec ( Not . et extr. des ?nss, t. XVIII). Voy. un calendrier liturgique athénien, où des figures représentent les fêles de l’année, dans Saglio, Dict. ant., p. S24.

4. La connaissance de ces calendriers locaux, encore très incomplète, tire de grands secours de l’épigraphie. Le calendrier de Delphes est connu par les inscriptions publiées par Wescher et Foucart, 1863.

5. Homère reconnaît sept saisons et Varron huit, mais la division vulgaire est déjà dans Hésiode. On désigne souvent les saisons d’après les opérations agricoles ou les phénomènes qui s’y rapportent [aux blés verts, etc. Cf. Thuc., 4, 1, etjpass.).

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