II. - DIVISION DU TEMPS, CHRONOLOGIE
Calendrier. — 1. Les Athéniens, comme les Gaulois, les Germains et les peuples (l’Orient, faisaient commencer le jour au coucher du soleil5. La division en heures, inconnue à Homère, est postérieure à l’invention du gnomon par Anaximandre 4. Au deuxième siècle
1. J'oserai adresser un seul reproche au chef-d’œuvre de Fustel. Faisant sortir toutes les institutions de l’antiquité des croyances primitives et des mœursdes Aryens, il semble oublier que l’immigration aryenne, en occupant l’Europe, a trouvé le sol habité par des populations plus anciennes, en possession d’une civilisation et de langues particulières, dont elle n’a pu absolument refuser tout l’héritage. De là, des idées et des usages contraires juxtaposés, qui attestent clairement le mélange de deuxcivilisations et de deux races, par exemple l’ensevelissement des morts et la crémation, considérée par YAvesta comme une pratique impie et non aryenne. Comment Fustel expliquerait-il, entre autres, l’idée de souillure que les anciens attachaient à la mort? Les langues, comme l’histoire des peuples antiques, sont inexplicables, si l’on fait commencer le genre humain avec le premier Arya.
2. Scaliger, de Emendatione lemporum, 1583 ; Ideler, Manuel de chronol. mathématique (ail.), 1825 (capital) ; Bœckh, Cycles lunaires des Grecs (ail.), 1855; K. Fr. Hermann les Mois grecs (ail.), 1844. L’art. Calendrier de Ruelle (Saglio, Dict. ant.) peut suflire.
3. Homère (II., 21, 111) reconnaît quatre partiesdu jour : l’aurore, le milieu du jour, le soir (É'jctTai r(d>s îj ày) y] i.ii'Tov ïj[Aaç). Pollux énumère quinze divisions de la journée, plus sept de la nuit ( Onomast ., I, chap. vii).
4. Auparavant, on les distinguait approximativement par la longueur de l’ombre, Stxàwj;
<r/'.v., Jtxâwjv ffTot^tlov (l’heure du repas dans Aristophane).