‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 350 sur 591 · PROCÉDURE A ATHÈNES · texte numérisé non relu

PROCÉDURE A ATHÈNES

3. Les actions civiles sont ou pénales ' ou non pénales 2. La procédure était la suivante. Le demandeur, accompagné de deux témoins, devait d’abord sommer son adversaire de comparaître3. La demande était rédigée par écrit4 et remise au magistrat compétent avec l’indication précise des témoins à charge5. Après le dépôt des prytanies6 par les deux parties, on procédait à la fixation de la question en litige, les deux parties affirmant par serment la bonne foi de leurs prétentions7. L’instruction 8 devait rassembler les témoignages, les textes de lois, etc., que l’on conservait dans des boîtes cachetées 9 pour les remettre aux juges le jour du jugement. La durée des plaidoyers était limitée selon le nombre des clepsydres accordées par le tribunal, et dont on interrompait la marche pendant la lecture des témoignages et des actes10. — Le témoin qui ne comparaissait pas devait une amende à la partie intéressée11, et les parties ainsi que les témoins devaient toujours comparaître en personne l2. Le jugement était rendu au scrutin secret13 au moyen de cailloux blancs ou noirs, entiers ou percés. L’amende est tantôt fixée par la loi, tantôt par une entente préalable des parties14, tantôt par le tribunal13. L’accusateur qui ne réunissait pas le cinquième des suffrages devait à son adversaire Yépobélie, égale au sixième de la somme qu’il réclamait 1G. Dans les

devant le tribunal et prenait la présidence (i^epovia toü $ixa<r«)pîou). Dans certains cas, les onze, les logistes, les stratèges, pouvaient présider un tribunal et y introduire des affaires de leur compétence.

Page 1