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LITURGIES

exportés; le droit de port1, levé sur les personnes et les marchandises.

4° Les amendes2, frais de justice3, et le produit des confiscations4.

5° Les tributs des alliés5, remplacés vers l’olymp. 91,2 par un impôt du vingtième sur toutes les marchandises qui entraient et sortaient des ports de l’Attique et de ceux des alliés.

Les revenus extraordinaires étaient : 1° les contributions volontaires6 ; 2° l’impôt sur le capital ou eisphora, levé pour la première fois en 428 (?), au taux de 1 pour 100 : il rapporta 200 talents et devint un expédient usuel. Le cens fait par Nausinique, olymp. 100,3, servait de base à la taxation7.

Liturgies s. — Les citoyens riches suppléaientpar des prestations périodiques, dites liturgies, aux revenus de l’Etat, qui se déchargeait ainsi sur eux de certaines dépenses. Les liturgies sont une ancienne institution ionienne que l’on trouve à Athènes dès l’époque de Solon, et dans plusieurs villes de l’Asie Mineure9.

1. Voici d’abord les quatre liturgies annuelles ou régulières 10 : 1° La chorégie; le chorège organisait à ses frais les représentations dramatiques11. 2° La gymnasiarquie 12 et la lampadarquie. 3° Vhestiase; les hestiatores

t. to àXXtjuviov, levé par les è>.Xtjxevt«rx*£. (Dém., 917, 10.)

2. Çrnv.ai, iziSoXaL Les amendes n’appartiennent à l’État que dans les affaires publiques; un dixième est prélevé en faveur de Minerve.

3. itp'JTavüa, sommes déposées par les deux parties; itapàa-caai;, somme payée par l’accusateur aux thesmothètes dans les actions publiques ; uaçaxaxaSoX-rî, dépôt du demandeur dans une action d’hérédité; i# çâêoXov, somme consignée dans les appels.

4. Une partie des biens confisqués revenait à l’accusateur. Aristophane ( Guêpes , 637) présente la vente des biens confisqués comme une branche importante des revenus publics. Le bannissement simple, l’esclavage et la peine de mort (mais non pas l’ostracisme) entraînaient la confiscation. (Voy. Bœckh, trad. fr. , II, p. 151 sqq.) Les pauvres cherchaient ?ans cesse à exciter des troubles, dans l’espoir de confisquer les biens des riches. (Arist., Polit., 5, 5 ; cf. Fustel, Pohjbe, 1859.)

5. oôçot, «nmâSeiç. Quand la ligue fut renouvelée, 377, l’euphémisme <ytmâ£eiç remplaça le mot trop dur de <poçoi. En 461, la caisse commune des alliés fut transférée de Délos à Athènes, qui perçut les tributs à son profit. Dès l’olympiade 77, 3, ils s’élevaient à 460 talents: Périclès les porta à 600, Alcibiade à 1200.

6. èiu£d<7u;. Pasion donna en une seule fois cinq trirèmes et mille boucliers. (Dém., 1127, 12.)

7. Un premier cens, dû à Solon, ne portait que sur la propriété foncière. Le cens de Kausinique distinguait : 1° la propriété (les biens meubles et immeubles) ; 2° le capital imposable, T’.[«.ï)[Aa, égal au cinquième de la propriété pour les hautes classes, à une moindre fraction pour les autres. (Dém., Contre Aphob., 1, p. 825.) Cette question est d’ailleurs extrêmement obscure, et les explications de Bœckh laissent à désirer. — Athènes avait aussi un cadastre (àmypaçat) commencé par Solon et confié aux naucrares et aux démarques.

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