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COLONIES

construisirent leurs premiers vaisseaux pour réprimer la piraterie. Vers 700, Aimnoclès de Corinthe inventa la trirème 1 ; Denys Ier construisit des quadrirèmes et des quinquérèmes. Les Ptolémées bâtirent des vaisseaux-monstres à quarante rangs de rames et plus, dont nous ne pouvons nous faire une idée précise. Quanta la disposition des rameurs sur la trirème, c’est un problème archéologique qui reste encore à résoudre2.

2. On distingue les vaisseaux marchands3 (ronds) des vaisseaux de guerre4 ( longs), les premiers allant surtout à la voile et les seconds à la rame.

3. De Thémistocle à Démosthène, Athènes entretint une flotte de 300 à 400 galères. Les équipages comprenaient les épibates , ou soldats de la flotte ; les rameurs, dont beaucoup étaient esclaves, et les matelots. Une trirème portait environ 170 hommes. Dans les combats, les Athéniens pratiquaient surtout la manœuvre du diekplous , consistant à briser la ligne ennemie, et à prendre ou à couler un vaisseau que l’on cernait. — Les débris des vaisseaux5 ennemis servaient à élever des trophées.

colonies e.

1. Les rapports des colonies à la métropole n’étaient pas des rapports de dépendance, mais pour ainsi dire de piété filiale7. Les colons symbolisaient cette relation de parenté en emportant le feu du Prytanée de la métropole; ils recevaient d’elle leurs grands prêtres8 et envoyaient des députations pour les représenter aux fêtes religieuses.

1. L'invention de la birème est attribuée par Pline aux Érythréens. A l’époque de Cyrus, les Phocéens construisirent des vaisseaux de guerre longs, dits pentécontores, à cinquante rameurs sur deux rangs, de chaque côté du vaisseau.

2. Jal et Dupuy de Lôme ont construit pour Napoléon III une trirème à 130 rames, qui a marché sur la Seine à Asnières, et qui pourrit aujourd’hui à Cherbourg. Chaque rame était maniée par un seul homme, et les trous étaient disposés en échiquier. Les rames des thraniles , au-dessus des thalamites et des zygiles, avaient 7“', 20 de long. Jurien pense que cette description convient à la trirème romaine, non à la trière grecque, où il suppose, avec Barras de la Penne, que les thranites, zygites et thalamites n’étaient pas placés sur des gradins distincts, mais rangés, les uns devant les autres, sur toute la longueur du navire. Versus remorum ne signifierait pas étages de rames, mais files de rameurs. Cette opinion paraît contredite par les monuments (bas-relief à Athènes; colonne Trajane ; 2 bas-reliefs de Pouzzoles, à Naples, n°‘ 1 et 98; cf. Montfaucon, Antiq. expi., IV, p. 203, et Aristoph., Acharn., 1106, Gren., 1103, avec le Scholiaste), d’ailleurs trop peu précis pour fournir une solution. Bibliogr. dans Jal, Gloss, nautique, p. 1486. — Quant aux quinquérèmes, Jurien affirme que ce sont des galères sur lesquelles chaque aviron est manœuvré par cinq rameurs ; mais il ne prouve point son assertion, d’ailleurs digne d’examen.

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