DROIT CIVIL D’ATHÈNES
celui qui manquerait aux stipulations, et à défendre le temple contre toute profanation1. Les Ampliictyons siégeaient deux fois par an, au printemps à Delphes, et en automne à Anlhéla, aux Thermopyles. Les Phocidiens, exclus de l’alliance lors de la guerre Sacrée, 346, y furent remplacés par les Macédoniens ; mais on les admit de nouveau après leur courageuse résistance aux Gaulois en 279. En 221, les Etoliens s’emparèrent de la prostasie du temple de Delphes et chassèrent les Amphictyons. Auguste réorganisa l’Amphictyonie et y fit admettre la ville de Nicopolis, qu’il avait fondée. On ignore quand elle disparut2 3. — Les autres Amphictyonies grecques (à Oneheste sur le lac Copaïs, à Argos, Calaurie, Délos, etc.) sont fort mal connues.
2. Les unions provinciales étaient surtout nombreuses enAttique. Les Acarnaniens avaient à Olpé, sur la frontière argienne, un tribunal commun, et les vingt-deux villes delà Phocide se réunissaient en assemblée commune". Dans les pays doriens, Cnide, Halicarnasse et les quatre villes insulaires Ialvse, Lindos, Camire et Cos, formaient YHexapole clorienne. D’autres ligues fédérales ou koina, notamment en Thessalie, sont connues par les inscriptions.
§ Vit. — DROIT CIVIL ET CRIMINEL D’ATHÈNES. LA FAMILLE4.
Les Athéniens, ces maîtres de l’éloquence judiciaire, n’ont de terme propre ni pour l’éloquence ni pour le droit. Mais, tandis qu’ils nous ont laissé plusieurs traités de rhétorique, ils n’ont jamais réduit en système les principes de leur législation5 6. La tâche de rédiger un code était réservée à l’esprit formaliste des Romains, qui s’en acquittèrent admirablement. Le droit d’Athènes, à la différence du droit romain, pose des principes généraux, dont l’application n’est plus qu’une affaire de tact, et, se détachant absolument de la forme, s’attache exclusivement au fond et à l'intention. Par là même, il est condamné à ne jamais devenir une science7. Il n’y a pas eu de jurisconsultes à Athènes, parce que le bon sens y tenait lieu de savoir.
Droit civil. — 1 . La maison 8, qui comprend les esclaves, est plus étendue
1. Eschine, Fais, leg., p. 83, Diilot, et c. Ctesiph., p. 117.
2. Wescher, Monum. bilingue de Delphes, 186D, dans les Mémoires présentés à P Acad, inscr., t. VIII. — Sauppe, l'Amphict. delphique et l'hiéromnémon attique.