‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 37 sur 591 · BEKKER. — K.-OTFRIED MÜLLER · texte numérisé non relu

BEKKER. — K.-OTFRIED MÜLLER

logue, métrologiste, il représente l’union de la grammaire et de l’archéologie contre God. Hermann : la lutte de ces grands hommes est l’époque héroïque de la philologie allemande. Emmanuel Bekker, 1785-1871 , un des premiers paléographes de notre siècle, édita, souvent avec précipitation, un grand nombre d’auteurs grecs, dont beaucoup inédits1. Il a publié 24 volumes de la Byzantine de Bonn. Passow, f 1855, auteur d’un excellent Dictionnaire grec-allemand. Hand, grammairien, élève d’Hermann2. Orelli, de Zurich, f 1840, éditeur de Cicéron, Tacite et Horace. Sa collection d’inscriptions latines5 est d’un excellent usage. Bunsen, *{- 1860, homme d’État, archéologue et exégète. Nitzscii, f 1861, helléniste homérisant 4. Meineke, f 1870, très grand critique, rassembla le premier les fragments des Comiques grecs et des alexandrins. Franz Boit, 1791-1871 , l’immortel fondateur de la gramm. comparée5. Dœderlein, -j- 1865, grammairien et latiniste6. Karl Zumpt, f 1849, rival et ennemi de Mommsen, est célèbre par ses études sur le Droit criminel à Borne, 1865 et 1871 7. Reisig, -J- 1829, auteur d’une belle édition d’ Œdipe à Colone et de Leçons sur la langue latine. Karl Laciimann, f 1851, également illustre comme germaniste et comme latiniste, éditeur de Catulle, Tibulle, des Gromatici Veteres et surtout de Lucrèce. Cette édition a fait époque malgré des témérités et du mauvais goût 8. Stallbaum, f 1861, auteur d’une célèbre édition critique de Platon9. Sciiœmann, né en 1793, archéologue illustre, auj. doyen de la science allemande10. Poito, -j- 1866, éditeur laborieux de Thucydide11. Édouard Gerhard, f 1867, grand archéologue, un des fondateurs de l’Institut archéologique de Rome, 1828 12. Becker, 1846, auteur d’un Manuel classique des antiquités romaines, continué par Marquardt et refondu par Mommsen. Karl-Otfried Müller15, né en 1797, mort à Athènes le 1er août 1810, d’une fièvre contractée à Delphes, le prince des philologues allemands. Son maitre Bœckh disait dès 1822 que son élève irait plus loin que lui. Impatient de tout connaître, doué d’un génie systématique servi par une santé de fer, Otfried, mort à 43 ans, a laissé des livres immortels, qui sont en même temps des modèles de style et de clarté14. Bæitr,

1. Anccdota Graeca, 5 vol. Ses Orateurs grecs ont fait autorité.

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