‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 375 sur 591 · çovixgA VOJAOt · texte numérisé non relu

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10. Le texte en a été retrouvé en 1843. Une autre loi de Dracon, chargeant les proches parents de poursuivre l’auteur d’un meurtre involontaire, citée par Démosthène (c. Macart ), a été découverte également et publiée (C. I. A., I, p. 37).

11. L’Aréopage juge le meurtre prémédité, çôvoç ix irpovoia;, et prononce la peine de mort avec la confiscation des biens. Les éphètes jugent les autres cas, çôvoç àx oino;, et le meurtre couvert par une excuse légale. Ils condamnent à l’exil (d’où leur nom), et plus souvent essaient une transaction, en faisant accepter le prix du sang, -rà ûiwçivia, aux parents de la victime. La procédure devant ces tribunaux est empreinte d’un caractère solennel qui fait contraste avec le reste de la législation athénienne. Voy. dans Eschyle, Euménides, la scène du jugement d’Oreste.

12. Un grand nombre des faits que nous considérons comme des délits ne donnaient lieu qu’à des actions civiles en dommages-intérêts : ainsi les voies de fait (alxîa), la diffamation (xaxijyopt»), le dol (xaxoTtyviov). L’accusation de vol donnait ouverture à deux actions, l’une criminelle, l’autre civile ($txi) xXo^j;). L’üffpi; donnait lieu à une accusation publique. Non seulement la diffamation était punie, ma:s celui qui parlait mal d’un mort devait des dommages-intérêts à ses enfants et une amende double au trésor. (Loi de Solon, Vint., 2lA

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