Platon, Criton
i. Éphébie. — Si l’enseignement en général était libre, il n’en était pas de même de 1 apprentissage de la vie publique. L’épigraphie nous a fait connaître l’organisation des collèges éphébiques, à la fois politiques, militaires ou religieux, où l’Athénien, par ordre des lois, allait se former aux vertus civiques. A dix-huit ans, en même temps que citoyen, il devenait éphèbe, et pendant deux années (une seule depuis le n* siècle), il subissait une éducation militaire. Un code éphébique, fixé par l’État, réglait dans tous ses détails la discipline du collège. Les exercices gymniques se faisaient en commun au Ptolémaion et au Diogénéion. L’enseignement des lettres, de la géométrie, de la musique, était compris dans le programme de l’éphébie. (Dumont, Essai sur l’Éphébie, 1876, I, 210.) Les inscriptions du collège vont de 292 av. J.-C. à 252 après J.-C. ; mais l’institution existait dès le temps de Thucydide (2, 13). — Collignon ( Collèges éphébiques hors de la Grèce, 1877) a montré la généralité de celte institution. Les marbres éphébiques comprennent trois classes : 1° les décrets du peuple en l’honneur des jeunes gens et de leurs maîtres ; 2° les catalogues donnant la composition du collège pour une année ; 3° les monuments particuliers, qui font connaître une partie des élèves et des fonctionnaires. La plupart ont été découverts à Athènes depuis 1860.
5. ivxîixXto; ■rcaiîeia. Voy. Egger, Éducation chez les Grecs; Cramer, Éduc. dans l'antiquité, 1868 (ail.) ; Krause, même sujet, 1851 (ail.).
6. Alexandre pouvait réciter toute l'Iliade. Cf. Xén., Symp., 3, 5.
7. Wallon, Ilist. de l'Esclavage, 5 vol., 2‘ éd., 1878, un des livres les plus solides de notre temps. — Les esclaves étaient des prisonniers de guerre, des métèques condamnés pour n’avoir pas payé l’impôt, etc. Sur les affranchissements, voyez plus bas.