VÊTEMENTS
dessous, tantôt court et en laine (dorien), tantôt long et de lin (ionien), parfois descendant jusqu’aux pieds *. On ajouta des manches au chiton après les guerres médiques. Du temps de Périclès, le chiton dorien était aussi porté à Athènes. — Par-dessus le chiton, on portait le manteau ou himation 2 jeté sur l’épaule de gauche à droite3 et descendant jusqu’aux genoux. Le manteau Spartiate ou tribon était plus court, et porté, à Athènes, par les pauvres et les laconisants; Socrate en fit le manteau des philosophes. — Le chiton pouvait être remplacé par la diphthera, vêtement épais des pâtres et des paysans, etl’himation par la clilamyde , la chlaïna, la chlanide , etc. La chlamyde était le vêtement des Thessaliens, Macédoniens et Illyricns, ainsi que des éphèbcs attiques : c’est aussi celui de Mercure et de Mars. La chlaïna est, dans Homère, un vêtement chaud qui protège contre le froid et la pluie. La chlanide était une étoffe d’été, souvent couleur de safran, portée principalement par les femmes : c’est le vêtement de Bacchus. — B. Vêtements de la femme. L’habillement de la femme se composait d’une chemise ou chitônion , de la jupe ou chi'on, et d’une tunique jetée par-dessus. Le chiton dorien était un morceau d’éloffe sans manches, fermant par des agrafes 4; le chiton ionien était un long vêtement de lin avec des manches, quelquefois relevées, comme dans les figures du Parthénon. La ceinture de la femme s’appelait zônion ou zônè, celle de l’homme zôster. Au-dessous des seins, se portait un bandeau nommé ténia ou mitra , qu’il ne faut pas confondre avec la zônè, portée au-dessus des hanches5.