‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 387 sur 591 · JEUX, VOYAGES · texte numérisé non relu

JEUX, VOYAGES

des esclaves, nourris par leurs maîtres et non payés, rendait le travail industriel presque impossible aux hommes libres.

2. Dans le commerce, le négociant en grand* est aussi estimé que le commerçant en détail2 est méprisé. Les petits marchands faisaient l'usure et se livraient à des fraudes de tout genre. Les grands négociants tenaient la banque et le commerce maritime; ils avaient sur le Pirée un batiment spécial3 pour emmagasiner les marchandises qu’ils importaient. Quelques banquiers jouissaient de fortunes très considérables, comme Pasion, riche de plus de 80 talents4.

Jeux des Grecs 3. — 1 . Le jeu de pelleia, dont on attribuait l’invention à Palamède, se jouait avec 5 pièces sur 5 lignes 6 : il s’agissait d’enlever ses pièces 7 à l’adversaire en les cernant et en leur barrant le passage. On voit que ce n’est pas le jeu des échecs modernes, qui est venu de la Perse, comme l’indique son nom.

2. La cubeia se jouait avec 2 sortes de dés, les cubes et les astragales s. Il y avait, avec les cubes, 64 coups possibles, dont le meilleur (coup royal, Vénus) 9 était le triple 6; le plus mauvais coup (coup du chien) 10 était le triple 1. Les astragales n’avaient que 2 faces planes.

3. Le jeu de pair ou impair11 était aussi fort à la mode. (Sur le cottahe, voy. p. 257, n. 5, et Fouquières, op. cit., p. 212.)

Voyages. — 1. Les Grecs voyageaient surtout à pied, même les ambassadeurs, comme les envoyés des Athéniens à Philippe. Ils se faisaient suivre d’esclaves portant les bagages12. Quand on allait en voiture13, on se servait le plus souvent d’un attelage de mules. Les Grecs n’ont pas su faire de routes : la Voie Sacrée d’Athènes à Eleusis est une exception et n’est d'ailleurs pas comparable aux voies romaines 14.

2. Les jeunes Spartiates ne pouvaient pas voyager à l’étranger sans la permission des éphores 13, et Platon voulait l’interdire aux citoyens âgés de moins

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