JEUX OLYMPIQUES
Fêtes périodiques1. — Les fêtes des Grecs étaient communes à toute la Grèce, ou particulières à chaque peuple. Les fêtes panhelléniques sont : 1° les Olympiques, en Élide; 2° les Pythiques, en Phocide (Delphes); 5° les Néméeknes, en Argolide (Némée); 4° les Isthmiques (Corinthe).
1. Olympiques2. — Au dire des prêtres, l’Hercule de l’Ida, sous le règne de Saturne, institua à Olyinpie une course à pied. A l’époque historique, Iphitus, roi d’Elis, d’accord avec Lycurgue, établit la périodicité (de 4 en 4 ans) de Yagôn olympique, ainsi que la trêve sacrée5, d’après laquelle les hostilités entre Grecs devaient cire suspendues pour un mois4 pendant la célébration des jeux. Tout Grec était admis à concourir aux jeux olympiques, s’il n’était pas souillé d’un meurtre, d’un sacrilège, ou atime pour quelque autre cause. Les jours de lutte, les femmes étaient exclues de l’enceinte, à l’exception delà prêtresse de Déméter Chainvne à Elis, qui avait même un siège réservé. Les ordonnateurs des jeux s’appelaient hellanodiques , et cela même avant que toute la Grèce y prît part, parce que les peuplades helléniques qui se réunirent les premières portaient le nom d’Hellènes. — Les prix consistaient en couronnes d’olivier sauvage5. Un olivier spécial dans YAltis, désigné par l’oracle à Iphitus, fournissait le feuillage des couronnes. À Athènes, Solon avait fixé un prix de 500 drachmes pour être donné en outre à chaque Olympionique. Depuis 450, la mode s’introduisit de faire des lectures publiques6 à Olympie : Gorgias, Hippias d’Élée, Hérodote (?), y remportèrent de grands succès. Il nous est resté le Panégyrique d'Isocrate et le Discours olympique de Dion Chrysostome, récités à cette solennité nationale.
2. Les Pythiques étaient des jeux célébrés tous les quatre ans au pied du Parnasse dans la plaine de Grisa en l’honneur d’Apollon Pythien7. Le prix était une couronne de laurier.
5. Les Néméennes, célébrées tous les deux ans entre Cléoné et Phlius en Argolide, près du temple de Jupiter Néméen. Le prix était une couronne de lierre.
4. Les Isthmiques, les jeux les plus brillants après les Olympiques, étaient
ei Foucart, op. cit., p. 113. —La loi athénienne accordait un secours de 1 obole par joi-r aux infirmes qui avaient moins do 3 mines de bien. Cf. Lysias, irspt à&jvâ-cou.
1. Les jours de chaque mois étaient consacrés à différentes divinités, et, par suite, plus ou moins propices. Le cinquième jour est considéré comme très pernicieux par Hésiode. Le dix-huitième et le dix-neuvième jour sont les meilleurs pour sacrifier : les trois derniers passent pour funestes (àitooçà^eç, [uapat iQiUçat).
2. Voy. Meursius, Graecia Feriata, dans Gronovius, et Rink, Relie/, des Grecs , 1831.