‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 409 sur 591 · iiu$Ei!;ci · texte numérisé non relu

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7. Voy. dans l’hymne à Apollon d’Homère l’origine légendaire de ces jeux.

r AN ATHÉNÉES.

célébrés tous les trois ans dans l’enceinte du temple de Neptune, près de Corinthe. Ils avaient été institués par Neptune et Ilélios; les premiers vainqueurs à la course furent Castor et Pollux. D’après une tradition plus récente, Neptune les aurait établis en l’honneur de Mélicerte, fils d'ino, près de l’endroit où la mère et le fils s’étaient précipités dans les flots.

Parmi les fêtes particulières à chaque peuple, les plus fameuses, célébrées à Athènes1, sont les Panathénées, les Éleüsinies, les Thesmophories, les Apatuiues ; à Sparte, les Hyacinthies et les Carnies.

1. Les Panathénées, la plus grande et la plus ancienne des fêtes athéniennes, en l’honneur de Minerve Poliade, étaient célébrées annuellement dans la dernière moitié d’hécatombéon (juillet) et avec un éclat particulier tous les cinq ans (grandes Panathénées)2. Elles consistaient en sacrifices et en concours poétiques, gymniques et hippiques. C’était d’abord la course des chars, instituée par le roi Erichthonius, puis les courses de cavaliers3, le pentathle, la lampadodromie. Les prix consistaient en une couronne d’olivier sacré4 et un vase de terre avec un peu d’huile de cet olivier3. Le dernier jour avait lieu la procession ou pompe panathénaïque. Des jeunes filles choisies6 portaient le péplos blanc7 de Minerve, tissé par elles, du Céramique à l’Acropole, où elles en paraient la vieille statue de Minerve, faite du bois d’un olivier sacré. Le cortège, comprenant des vieillards et des femmes âgées portant des branches d’olivier8, des guerriers à cheval, des métèques avec de petits vaisseaux symbolisant leur origine étrangère9, les femmes des métèques chargées de vases remplis d’eau10, de jeunes garçons et de jeunes filles portant dans des corbeilles les gâteaux du sacrifice11, des filles de métèques portant des sièges pliants12, des enfants richement parés, etc., est représenté sur l’admirable frise du Parthénon, aujourd’hui à Londres, et dont les moulages devraient être partout. En tête,

1. Pseudo-Xénophon (Rép. ath., 2, 9) dit que les Athéniens avaient deux fois plus de fêtes que les autres peuples, et Démosthène (Phil., 1, 50, 5) leur reproche d’y sacrifier leur flotte. Une inscription montre que le dermatique (produit de la vente des peaux des animaux sacrifiés) rapporta en sept mois 5150 drachmes. Un sacrifice pouvait coûter jusqu’à 9 talents. (Lysias, c. Nie., 856-60.)

2. Elles tombaient la troisième année de chaque olympiade et duraient du 23 au 28 hécatombéon. — Voyez A. Millier, Pancithenaica , 1837.

3. Voy. Lehndorff, Courses de chevaux dans l'antiquité, 1877 (ail.).

4. jAopia. L’olivier sacré était à l’Acropole (Schol. Aristophane, Nub., 1005).

5. On en a conservé plusieurs (Burgon, etc.) avec l’inscr. : twv ’a0i|vïi8sv <*9"aôv eIsm.

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