ORACLES
liques, le prêtre représentait le dieu lui-même : il revêtait le masque du dieu dans les grands mystères et prenait son nom1.
4. Chaque ville avait un ou plusieurs grands pontifes2, qui dirigeaient le culte3. On appelait autrefois parasites des fonctionnaires électifs très honorés4, qui prélevaient au nom des temples les impôts et les dîmes. Une part leur était allouée dans les sacrifices. — Les néocores ou zacores étaient des prêtres subalternes chargés du soin et de l’entretien des temples.
Divination, oracles. — La divination ou Mantique est de deux sortes : celle où la volonté du dieu se révèle immédiatement, et celle où 1 interprétation des devins doi t la dégager d’abord de faits contingents ou réputés tels. Jupiter et Apollon passaient pour les auteurs des révélations prophétiques. C’est d’eux que dépendaient les oracles5 6, dont les plus fameux sont ceux de Dodone et de Delphes.
1 . Dodone. — Dans cet oracle pélasgique, aupied dumont Tomarus en Epire °, Jupiter faisait connaître sa volonté au frémissement des chênes sacrés7 8 agités par le vent, ou bien au son que rendait un vase d’airain lorsque le vent poussait contre lui un fouet, tenu par une figure d’enfant voisines. — En 220, Dodone fut ravagée par les Étoliens, et les pirates illyriens abattirent le chêne sacré. Cependant, à l’époque de Strabon (7, p. 259) il y avait encore des prophétesses9 de l’oracle, que l’empereur Julien voulut, dit-on, faire revivre.
2. L’oracle de Delphes10, le plus célèbre à l’époque classique, comme celui de Dodone à l’époque primitive, appartenait à Apollon. Autrefois, ceux qui voulaient le consulter se plaçaient eux-mêmes sur le trépied, exposés aux vapeurs épaisses qui s’exhalaient de l’antre prophétique. Plus tard, on y fit asseoir une vierge, la Pythie ou Phoebas : la première de ces devineresses, Phéménoé, donnait ses réponses en hexamètres dans la fureur de l’inspiration.
1. Sf/lo/.Aristoph., Cheval ., 408 : Bocx^ov St où xiv Aiovuaov èxàXouv pôvov, àXX& xalitavcaç “où; TcXoO'vxa; xà ôçyux. (Jâx^ou; IxàXouv. Cf. Pausail., 9, 39, 4.