‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 422 sur 591 · I. — MESURE DU TEMPS, CALENDRIER · texte numérisé non relu

I. — MESURE DU TEMPS, CALENDRIER

1. La division du jour en heures date, â Rome, de l’introduction du premier cadran solaire, 263 3. En 159, parut la première clepsydre. Jusque-là, on avait divisé le jour et la nuit en un assez grand nombre de parties mal déterminées4. L’heure du

1. Voy. au liv. VII l’énumération des principaux travaux historiques. Pour la géographie et la topographie, consulter surtout les ouvrages cités de Reber et Wey; Jordan, Topogr. de Rome dans l'antiquité, 1878 (ail.), ouvrage très remarquable; Bonstetten, Géographie du Latium, 1803; Kiepert, Smith, Forbiger, et les atlas indiqués. 11 reste deux itinéraires romains datant du iv° siècle, l' Itinerariurri Antonini et Yltinerarium Bürdigalense (voyage de Bordeaux à Jérusalem, en 333. Voy. Fortia d’Urban, Recueil des itinéraires anciens, 1813). La carte antique la plus importante est la table de Peutinger, carte routière qui représente Yorbis terrarum, suivant une projection particulière. L’exemplaire de Vienne, en douze feuilles, a été copié à Colmar , en 1265, d’après un original perdu du temps de Théodose ou de Septime Sévère, reposant luHmême sur des mesures faites sous Auguste. Une magnifique édition de cette cafte routière, avec commentaires, a été commencée par Desjardins, 1868, sqq. — On possède aussi des copies de cartes anciennes dans les mss de la Géographie de Ptoléméc. (Cf. à l’Index, Vicaréllo.)

2. Ideler, Manuel de chronologie, 1825 (ail.) ; Mommsen, Chronologie romaine jusqu’à César, 1859 (ail.). A l’origine, le mot calendrier désigne une table des intérêts de Par4 gent dus aux calendes de chaque mois. L’ancien mot pour almanach était fasti.

3. 11 était réglé pour Catane, en Sicile, située à quatre degrés au sud de Rome, et présentait par suite une grosse erreur dont on ne s’aperçut point pendant un siècle. Enfin; en 164, Q. Marcius Philippus construisit un cadran exact.

4. Servius, ad Aen., 2, 268 : « Sunl autem solidae noctis partes secundum Varronem haec : vespera (crepusculum), conlicium (concubium), inlempesta nox, gallicinium, lucifer (crépusculum matulinum). Diei : mane, orlus, meridies, occasus, » — A l’armée, on partageait la nuit en quatre gardes ou vigiles égales, de trois heures chacune. (Végèce, 3,8.) On adopta de même, pour le jour, une division quadripartite: du lever du soleil à la troisième heure,

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