Se reporter au chapitre précédent
10. Willems (p. 153) pense avec Ambrosch et Marquardt que les patriciens seuls votaient.
11. Les actes d’un caractère autant religieux que civil, l’inauguration des fiaminesetdu roi des sacrifices, l’adrogation, l’élévation des plébéiens au patriciat, sont de leur ressort. Les comices curiates, qui donnent seules l 'imperium, feront l’Empire. Un consul ne pouvait commander une armée sans une loi curiate. (Tite Live, 5, 52.)
12. Comitiatus maximus. Compétence : Élection des consuls, préteurs, censeurs, décemvirs et tribuns consulaires. — Les causes où la punition demandée atteint le capat; la provocatio, juridiction de première instance (appel); les lois constitutionnelles.
COMICES CENTURIATES ET TRIBUTES.
par excellence. Leur caractère militaire primitif reste très nettement marqué1. Elles ne peuvent être convoquées et présidées que par des magistrats investis de Y imperium. Le lieu de réunion est le Champ de Mars2, hors du pomoerium , parce qu’il est interdit d’exercer Y imperium dans l’intérieur de la ville5. Le vote a lieu par centuries, et, dans chaque centurie, par tête. Le sénat ratifie les élections de ces comices et des comices tributes4.
2. Cette organisation des comices fut modifiée vers 241, mais les détails de cette réforme, faite dans un esprit démocratique, sont très mal connus5.
Comices tributes6. — Elles ont pour origine les concilia plebis , où la plèbe, votant par tribus locales, nommait les magistrats plébéiens (tribuns et édiles) par des plébiscita. Après les décemvirs, ces concilia se transformèrent en comices par tribus , tantôt présidées par des magistrats patriciens et admettant aussi les membres patriciens des tribus, tantôt présidées par des magistrats plébéiens (tribuns ou édiles), et admettant par tolé-
1. Exercitus urban us. (Varr-, L. L., 6, 9.) Anciennement, le peuple s’assemblait en armes; pendant la durée de l’assemblée, le drapeau rouge ilottait sur le Capitole et le Janicule . Dès que le drapeau était retiré, le vote devait cesser. Cet usage, datant de l’époque où une surprise de la ville parles peuples voisins était à craindre, dura jusqu’à la lin de la République, malgré les abus qui en résultaient.
2. Après la consultation desauspices, le signal militaire estdonnésur la citadelle (Propercc, 5, 1, 13; Aulu-Gelle, 15, 27) ; le vote se fait par centuries, en commençant par les 18 centuries de chevaliers et les 80 de la lre classe. Dès qu'une majorité (97) était obtenue, on cessait le vote; et il n’arriva jamais qu’on dût faire voter la dernière centurie (Tite Live, 1, 43). Pour voter, un certain nombre de centuries entraient par différents ponts dans un bâtiment dit ovile, septa, et votaient à l’entrée. Les tablettes étaient distribuées sur le pont même parle rogator centuriae, qui devait connaître de vue tous les électeurs.