I. — BIBLIOTHÈQUES
Les manuscrits importants appartiennent aux grandes bibliothèques de l’Europe; le catalogue est loin d’en être fait. Il y a plus d’un siècle, Montfaucon l’essaya, et sa Bibliothèque des bibliothèques des manuscrits, 1759, est encore aujourd’hui le meilleur guide. On peut le compléter et le contrôler à l’aide de Haenel, Catalogue des Bibliothèques de France, Suisse, Espagne, Belgique et Angleterre, 1850.
L’histoire des manuscrits de l’Italie est exposée dans Blume, lier Ilalicum, 1824. Le catalogue de la Laurentienne de Florence (fondée en 1444), par Bandini, est le modèle du genre (11 vol. 1 704-95.) Les mss de cette bibliothèque sont désignés par leurs n°* d’ordre dans chaque pupitre ou pluteus. Ainsi, le mss cru archétype d’Eschyle est coté Laurcntianus plutei XXXII cod. 9.
La Biblioth. Vaticane, à Rome, créée par Nicolas Y (1447-1455), renferme des trésors en partie peu explorés. C’est là que se trouvent la plupart des mss du couvent de Bobbio, fondé par saint Colomban en 612, et qui était, au moyen âge, avec ceux de Fulde et de Corvey, le plus riche en mss anciens2. Là aussi, sont 5000 mss de la biblioth. d’Heidelberg, enlevés en 1625. A défaut de catalogue général, on se sert de Montfaucon.
Même absence de catalog. à l’Ambroisienne de Milan, ouverte en 1009, par le C*1 Borromée, également fort riche en mss de Bobbio (palimps. de Plaute, etc. ).
1. Je ne parle que de leurs mss. Pour les imprimés, v. les ouvr. généraux cités plus loin.
2. Beaucoup sont palimpsestes, comme la Républ. de Cicéron, déchiffrée par Mai, 1822.