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PARIS, OXFORD, HEIDELBERG

La Biblioth. de Venise, fondée par Bessarion en 1468 ( Biblioth . Marciana ), a été cataloguée par Morelii, 1802, et par Valentinelli (mss latins), 1875.

A Naples (Biblioth. Borbonica), où Pertz découvrit en 1822 des palimpsestes de Lucain et du Digeste originaires de Bobbio, on remarque surtout les 5000 volumina d’Herculanum, dont le déchiffrement a donné bien des déceptions.

Sur les Biblioth. de l’Europe occidentale, voy. Haenel, op. cit. Le catalogue de la Biblioth. nationale de Paris, une des plus riches en mss latins (voy. la fin du liv. III), a été médiocrement fait par Anicet Mellot, 1759-44 : mais Léop. Delisle a donné un très bon catalogue des mss latins1.

En Angleterre, à côté de la Biblioth. modèle du musée Britannique2, la Biblioth. d'Oxford, dite Boclléienne du nom de son fondateur sir Bodlev, f 1612, contient 22 000 mss catalogués en dernier lieu par Kitchin, 1867. — Quelques collections privées (lord Ashburnham) sont très importantes.

En Espagne, les Biblioth. sont presque dépourvues de catalogues3. Celui de l’Escurial a été fait par un Français, Miller, de l’Institut. Madrid, Tolède, très riches en mss grecs4, ont été explorées par Graux5.

Parmi les Biblioth. allemandes, la plus importante était autrefois la Palatine d’Heidelberg, fondée en 1590, qui avait hérité de 1000 mss appartenant aux Fugger6. Mais pendant les campagnes de Tillydans lePalatinat, Grégoire XV se fit promettre par le duc Maximilien de Bavière qu’après la prise d’Iieidelberg les 5500 mss de la biblioth. seraient envoyés à Rome. En octobre 1622, Léon Allatius emmena la Palatine dans la Captivité du Vatican. Après Tolentino, 1797, 58 de ces mss vinrent à Paris, et furent restitués à Heidelberg en 1815, sauf 48 feuillets de V Anthologie grecque , contenant les Anacreontea , qui sont restés à Paris. En 1816, la Vaticane rendit à Heidelberg les mss germaniques , mais garda les autres7.

En Russie, en Turquie (particulièrement au mont Athos, exploré par Mynas, Miller, Duchesne, etc.), à Pathmos8, en Asie Mineure (Trébizonde), beaucoup de couvents renferment des bibliothèques dont le contenu est mal connu.

La bibliothèque la plus riche en imprimés est celle de Paris; mais c’est à Gœttingue et à Berlin qu’il faut chercher les travaux de détail allemands9. — Les cabinets les plus riches en médailles sont ceux de Paris (hors ligne), Rome, Florence, Londres et Vienne.

1. De 1849-72 ont paru 4 vol. du Catalogue des biblioth. départementales de France.

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