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CURIALES, CURATEURS

Curiales1. — Comme le sénat municipal ou des décurions ne se composait que des riches, son influence devint prépondérante dans les cités et absorba celle des comices. A la fin du troisième siècle, on est décurion ou curiale dès qu’on a vingt-cinq arpents de terre, et ce titre, héréditaire comme la propriété, oblige à exercer les fonctions municipales. Mais ces fonctions, non rétribuées, sont très onéreuses. Dès le temps de Trajan, il fallait contraindre les riches à être décurions, édiles ou décemvirs2. Les codes interdisent au propriétaire d’émigrer, de vendre sa terre, de se faire soldat ou moine5. On était magistrat malgré soi. La fiscalité du Bas-Empire aggrava ces charges, que l’aristocratie municipale avait déjà tant de peine à supporter4.

Curateurs. — Pendant le premier siècle, de grands travaux exécutés par plusieurs villes5 avaient compromis la fortune municipale. Sur la demande des cités, l’Empereur nommait alors un curateur 6, grand personnage souvent domicilié à Rome, qui prenait sous sa surveillance les finances dilapidées. Ainsi l’autorité centrale reparaissait, mais à la demande des villes elles-mêmes, sans qu’il y eût là rien de semblable à un effort du pouvoir pour confisquer à son profit leur indépendance 7.

Bienfaits delà domination romaine. — Les témoignages sont unanimes, du moins dans les premiers siècles, à nous montrer les provinces jouissant, sous l’autorité de Rome, d’une prospérité et d’une paix qu’elles n’avaient jamais connues8. L’indépendance avait été la guerre perpétuelle ; l’Empire romain fut la paix. Pour dési-

candidats choisis sur la liste présentée par le koinon des Galates, sont celles du Galatarque , qui préside aux jeux quinquennaux en l’honneur d’Auguste, et du grand prêtre de Galalie, nommé à vie, préposé au culte de Rome et des Empereurs. (R. C., III, 397.) — Au ive siècle, l’archevêque chrétien succédera à cet >?, et le concile provincial à

l’assemblée de la province (Duruy, Hist. Rom., V, 216). Voy. la liste de ces assemblées dressée par Marquardt, Ephemeris epigraphica, 1872, p. 200-214.

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