Trajan à Pline
3. Cod. Théodos, XII, 12, 9. Honorius, par l’édit de 418, rétablit officiellement les assemblées, interrompues pendant quelques années de troubles.
4. Il faut ajouter que dès le m8 siècle les chrétiens, auxquels leur croyance interdisait d’assister aux sacrifices et par suite d’être magistrats, se dérobaient par tous les moyens aux charges de la cité; le gouvernement dut alors sévir, pour empêcher la vie municipale de s’éteindre. Quand le christianisme triompha, la cité et l’église se réconcilièrent ; l’évêque remplaça le flamine et présida la curie devenue chrétienne. Ainsi ranimé, le régime municipal survécut même à l’Empire romain. (Fustel, op.cit., p. 162.)
5. Les municipalités exécutaient elles-mêmes beaucoup de travaux. Le pont d’Alcantara fut bâti par une association de plusieurs villes, et l’entreprise de la réfection des routes d’Italie sous Trajan fut conduite par les cités, l’Empereur se chargeant seulement de la dépense de la voie Appienne. (Duruy, Acad, iriser., 24 déc. 1875.)
6. Curator civitatis. (Voy. Renier, Mél. d’épigr., p. 41.) Le premier curator apparaît dans une inscription de Trajan (Orelli, 3898).
7. C’est l’opinion de Fustel, qui croit peu à la décadence du régime municipal vers la fin de l’Empire. D'autres ont attribué une importance plus grande à cette intervention des curateurs, analogue à celle des officiers royaux lors du déclin de la féodalité en France.
8. Voy. Tac., Ann., 1,2; cf. Velleius, 2, 126 : Vindicatae air injuriis magistratuum provinciae.