‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 519 sur 591 · I/ARMÉE ROMAINE · texte numérisé non relu

I/ARMÉE ROMAINE

aucun payement sans un ordre du Sénat. Les magistrats provinciaux qui imposaient leurs administrés de leur propre autorité étaient passibles d’une accusation repetunâarum. Le recouvrement des divers impôts ne se faisait pas par les agents du fisc, mais par des fermiers ou publicains, presque tous chevaliers, qui formaient de grandes sociétés par actions *, dont le directeur - était nommé annuellement et résidait à Rome pour tenir les comptes.

2. A côté du trésor (< aerarium ), qui dépendait du Sénat3, Auguste créa le trésor militaire , dont il disposait seul en qualité d 'imperator, et le trésor impérial ou. fisc, qui dépendait également de lui.

Le système des fermes fut soumis à la même surveillance directe

de l’Etat, et les clecumani supprimés. Chaque province eut un bureau central (tabularium) , où se conservaient les registres du cadastre et les listes de la capitation.

5. Sous le Bas-Empire, on trouve des répartiteurs, des inspecteurs, des contrôleurs ; mais la perception n’est pas faite directement par les agents de l’État. Chaque cité lève elle-même ses impôts et en livre les produits aux fonctionnaires supérieurs. Aussi les curiales , chargés dans chaque cité de faire rentrer les contributions, étaient détestés comme autant de tyrans4. Ils étaient d’ailleurs responsables du payement intégral de l’impôt; un fléau subit, une invasion qui appauvrissait les petits propriétaires, les ruinaient eux-mêmes. On a signalé avec raison, dans cette misère croissante des curiales entraînant la disparition de la riche bourgeoisie des provinces, une des causes principales de la chute de l’Empire romain 5.

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