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MEUBLES

Les familles nouvelles ornaient le leur de médaillons en bronze et en argent.

4° Le Ciiartrier, tablinum , près de l’atrium, renfermant les archives de la familie.

5° Les Corridors (fauces) conduisant au

6° Péristyle, cour entourée de colonnes, dont l’intérieur [area) était disposé en jardin. À droite était le sanctuaire de la famille ( sacrarium ).

Les Meubles. — Les meubles étaient peu nombreux, et un appartement romain nous semblerait aujourd’hui presque vide. Ni tables pour écrire, ni commodes, ni armoires; tout le mobilier se composait d'un divan, de chaises et de fauteuils. Pour l’éclairage, très brillant chez les riches, on employait des lampes et de grands candélabres. — [Voyez ce qui concerne les coupes, amphores, etc., au livre IV de ce Manuel. j

Les Vêtements. I. Habillement (les hommes. — 1. Anciennement, une tunique et une toge jetée par-dessus composaient l’habillement des Romains *. La tunique était une chemise de laine, sans manches ou avec demi-manches-, qui, ceinte autour des hanches, descendait jusqu’aux genoux. Dès le temps de Plaute, on portait sous la tunique une seconde chemise également de laine1 2 3; les chemises de lin ne furent usitées qu’au quatrième siècle. La toge, vêtement romain par excellence, était en laine blanche, découpée en ellipse4 *, le grand axe ayant 15 pieds de long et le petit 10. Autrefois, comme la toge servait à protéger du froid, on la faisait d’une grosse étoffe que l’on serrait autour du corps. Quand le luxe s’introduisit dans la parure, on porta des toges transparentes ou très fines, fabriquées à Tarente, et il fallait tant de soins pour s’en entourer artistement3, que l’on évitait de froisser les passants, crainte d’en déranger les plis. Les élégants la laissaient descendre jusqu’à terre et lui donnaient une largeur énorme; mais Caton d’Utiquc, au dire de Lucain, portait une toge rude et étroite. Horace se moque [Epod., 4, 7) de la toge d’un affranchi qui avait 12 pieds sur 15 de surface.

2. Les enfants étaient vêtus de la toge prétexte, rayée de rouge, tandis que celle des hommes libres était blanche. César porta le premier la toge de pourpre, qui devint, après lui, le vêtement des Empereurs.

3. Les vieux Romains, en temps de guerre, mettaient la toge d’une manière particulière : c’est le cinctus des Gabiens, qui consistait à jeter un pan sur la tête et à passer l’autre par derrière autour des reins. Les soldats adoplèrent plus tard la casaque militaire ou sayon, et la toge devint le vêtement pacifique6, symbole des arts de la paix. Le cinctus des Gabiens subsista dans quelques vieilles cérémonies. — Le sayon était une large casaque de drap, vêtement national des Espagnols, Gaulois, Ligures et Germains. Le sayon

1. Très anciennement, ils ne portaient que la toge. Aulu-Gelle, 7, 12, 3 : Sine tunicis toga sola amicti fuerunt. — Au lieu de la tunique, on trouvait souvent l'habit militaire, subligaculum campestre , cinctus.

2. La tunica manicata, ^eiçi&wtô;, était laissée aux efféminés.

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