VÊTEMENTS DES FEMMES
sous l’Empire, et les philosophes sévères dont parle Juvénal (Sat. , 2,4), laissaient croître leur barbe pour témoigner leur affliction. Hadrien, amateur déclaré des vieux usages, ramena la mode des longues barbes ; mais de Constantin à Maurice, tous les empereurs, à l’exception de Julien1, paraissent sur les médailles complètement rasés.
8. Comme les Latins et les Etrusques, les Romains portaient une bague avec un sceau au quatrième doigt de la main gauche. C’était d’abord un cercle de fer, puis un anneau d’or, insigne des sénateurs et ensuite des chevaliers. Les plébéiens qui se distinguaient à la guerre recevaient des magistrats le droit de porter l’anneau d’or, privilège que Sévère et Aurélien accordèrent à leurs vétérans, et Justinien à tous les citoyens libres.
II. Habillement des femmes. — 1. Le vêtement des femmes se composait d’une chemise ou vêtement de dessous2, et de la robe5, sur laquelle on jetait, pour sortir, une longue tunique4 analogue au péplum des Grecques. La robe, munie de demi-manches, serrée à la taille et terminée par une bande large ou volant3, descendait jusqu’aux pieds. Les femmes se couvraient anciennement la têted’une sorte de voile nommé ricinium , déjà mentionné dans la loi des XII Tables, et qui subsista comme signe de deuil etdanslessolennités religieuses. Pour l'usage courant, elles adoptèrent la tunique longue et large nommée palla6.
2. Les femmes portaient anciennement les cheveux plats, avec un simple nœud par derrière; mais au commencement de l’Empire, hommes et femmes commencèrent à abuser des faux cheveux7, principalement des cheveux blonds venant, comme aujourd’hui, de Germanie. De là, les coiffures énormes de certains bustes de Romaines, et l’importance donnée à cet artifice de toilette contre lequel s’élevait, vainement sans doute, l’éloquence des Pères.
3. Les femmes faisaient usage d’éventails en plumes de paon8 et d’ombrelles9 contre le soleil. Leurs chaussures étaient analogues à celles des hommes, mais plus riches et de couleurs éclatantes.
Repas des Romains. — 1. Anciennement, il n’y avait que deux repas par jour : le déjeuner à la troisième ou quatrième heure10, et le repas principal11 12 à midi. Le déjeuner se composait de pain trempé dans du vin ou pris avec du miel, des dattes, des olives ou du sel. Le dîner, d’abord fixé à midi, vers la sixième ou septième heure, fut ensuite reculé jusqu’à la neuvième ou dixième, à cause de la durée des affaires : cela rendit nécessaire un second déjeuner