‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 544 sur 591 · JEUX DES ROMAINS · texte numérisé non relu

JEUX DES ROMAINS

(ferculae) ; cc nombre s’éleva à trois, puis, sous l’Empire, à sept et huit. Après le repas, on offrait aux lares le sacrifice, la farine mêlée île sel.

5. Le souper1 11 différait complètement du dîner, et avait lieu fort avant dans la soirée, souvent dans un tout autre local-. C’est l’équivalent du symposium des Grecs; on y buvait more graeco après avoir choisi au sort un président ou roi5, qui déterminait la proportion de l’eau et du vin, et le nombre de coupes4 que chacun devait boire. Des musiciennes, des bouffons, des danseurs ou des danseuses, venaient égayer les soupers des riches, où le manteau court du stoïcien ne devait point paraître. (Juvén., Sat., 11, J 60.)

Occupations des Romains. — L’agriculture et l’économie domestique1» étaient les occupations les plus estimées chez les Romains0-. Mais le commerce se développa de bonne heure chez ce peuple qui aimait par-dessus tout l’argent. On attribuait à Numa la fondation de neuf corporations d’artisans7. Servius Tullius destina chaque neuvième jour à la tenue des marchés, où se rendait enfouie le peuple de la campagne romaine s. La preuve de l’extension rapide du commerce de Rome est le traité de commerce conclu en 509 avec Carthage, qui nous a été conservé en grec par Polybe9. Comme les Grecs, les Romains ne méprisaient pas le grand commerce10, et quant au petit commerce et même à l’usure, tout en les blâmant en paroles, les hommes les plus éclairés, comme Caton, Àtticus, Brutus, ne se faisaient pas scrupule de s’y livrer.

Jeux des Romains u. — 1 . Le jeu de la balle12 était en faveur sur le Champ de Mars, et les plus grands personnages, Caton d’Utique lui-même, venaient y prendre part15. On s’y exerçait également dans les bains, les villas et les sphéristères. Un des amateurs les plus passionnés de ce jeu était le grand pontife Scévola; on cite, comme ayant partagé le même goût, Auguste, Spurinna, l’arni de Pline, et l’empereur Alexandre Sévère.

2. Le jeu de dés14, auquel l’on s’amusait après dîner, se jouait à peu près comme en Grèce13. Le meilleur coup, dit Venus ou jactus Venereus, était le triple six; le triple un était le plus mauvais ( canis , damnosa caniculo). Les

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