‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 546 sur 591 · LA MALADIE ET LA MORT · texte numérisé non relu

LA MALADIE ET LA MORT

enfants et les jeunes filles aimaient beaucoup à jouer aux dés. (Perse, 5, 48.)

3. 11 y avait à Rome deux sortes de jeux d’échecs, dont il n’est pas aisé de connaître les règles : le Indus Icitrunculorum et le ludus duodecim scriptorum. Le premier se jouait avec de petites pièces1 de couleurs différentes52 3, dont il y avait 30 de chaque côté et qui se mouvaient tout droit ou en biais. Les pièces mises dans l’impossibilité de bouger étaient dites ad incitas, c’està-dire, sans doute, sur le point d’être prises. — Le jeu des duodecim scripta était joué sur un échiquier contenant douze lignes, où l’on avançait ou reculait ses pièces suivant le coup de dé obtenu. C’est quelque chose comme le jeu de l'oie chez les modernes.

La Maladie et la mort5. — Médecins. Malgré la résistance des vieux Romains, comme Caton4, les médecins grecs s’établirent à Rome et y firent école. A la fin de l’Empire, on trouve des médecins des pauvres ( archiatri populares ), élus dans chaque municipe par le conseil des décurions ; l’enseignement était donné à Rome dans une scola medicorum , où des médecins salariés par l’Etat faisaient des cours publics 5.

La mort. — 1. Le dernier soupir du mourant était recueilli sur sa bouche par son parent le plus proche 6 7, qui lui fermait la bouche et les yeux. Puis on l’appelait plusieurs fois par son nom en répétant ave ou vale1 . Le corps, lavé et parfumé, était revêtu d’une robe blanche et porté sur un lit dans le vestibule de la maison, les pieds en dehors delà couche : alors on faisait entendre des lamentations et l’on jetait sur le mort des fleurs et des feuilles.. Devant la maison, on plaçait une branche de cyprès, afin d’avertir le grand pontife, qui ne pouvait pas, sans souillure, regarder un mort8. Le décès était inscrit sur les registres du temple de Yénus Libitina, dont l’administration se chargeait des funérailles9.

2. Les anciens Romains enterraient les morts 10; mais les XII Tables mentionnent déjà la crémation. Sylla fut le premier patricien de la gens Gornelia qui fut mis sur un bûcher; cet usage devint universel sous l’Empire11, jusqu’au moment du triomphe du christianisme qui le fit disparaître12.

3. Les funérailles publiques étaient appelées indictivum funus, parce qu’on

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