III. — RÉPERTOIRES
Lorsqu’on entreprend une étude sur un point spécial de philologie, il estnécessaire, ne fût-ce que pour s’épargner de refaire des découvertes anciennes, de remettre aucourcint des travaux déjà publiés sur ce point. Le grand nombre de Revues savantes qui ont paru dans notre siècle, la multitude des centres universitaires en Allemagne, ont eu pour résultat d’éparpiller à rinfini une innombrable quantité d’études de détail, presque toujours utiles à connaître comme réunions de textes, souvent d’une importance capitale. Pour se guider dans un tel labyrinthe, il faudrait un catalogue méthodique et complet, tâche immense réservée aux bénédictins de l’avenir s. Mais, en attendant, il existe d’utiles recueils qui, consultés comme je vais l’indiquer, peuvent renseigner en quelques heures sur la littérature d’un sujet donné; ceux que je marque de l’astérisque méritent de figurer dans toute bibliothèque de collège.
1. Catalogues soignés, par Frœliner; gravures au trait par Visconli et Clarac. Sous le premier Empire, le Louvre contenait, en outre, les trésors de la Tribune et du Vatican, repris aussi déloyalement qu’ils avaient été brutalement conquis.
2. Réunion des eoll. Sloane (fondateur de la Biblioth.), Hamilton, Townsley, Elgin, etc.
3. Un des vaisseaux d’Elgin, chargé de marbres antiques, fit naufrage près de Cerigo, et sa cargaison se perdit. Toute la coll. fut vendue au musée pour 800 000 fr. Il faut reconnaître que la frise du Parthénon était plus en sûreté à Londres qu’à portée des boulets turcs, et qu’il serait facile, à Athènes, de remplacer les objets enlevés par des moulages.
4. La table de bronze du sénatus-consulte des Bacchanales, etc.
5. « Les communications intellectuelles sont moins avancées que les communications matérielles, et notre réseau scientifique est loin d’être achevéencore. » (G. Paris.fi. C., II, 88.)