JEUX PUBLICS
liantes1 11. Le Piomain priait la tète enveloppée2, afin de ne pas être distrait, debout, tourné vers l'Orient, et les mains levées au ciel.
2. Les sacrifices sanglants ne datent que des derniers rois7>. Les victimes étaient surtout des taureaux, et les hosties des moutons4. La victime était consacrée au dieu devant l’autel, et l’on répandait la farine sacrée sur sa tête5.
Les Jeux publics. — 1. Les jeux à Rome ont tous un caractère religieux très marqué. Les combats de gladiateurs étaient, à l’origine, de véritables sacrifices humains offerts pour apaiser les mânes des morts.
2. Les jeux étaient donnés soit par l'État, soit par des particuliers, pour honorer les dieux6, pour détourner leur colère7, ou pour les remercier8. Certains jeux n’avaient lieu qu’une fois 9; d’autres étaient annuels et ordinaires 10. Sous la République, l’organisation des jeux publics appartenait aux édiles ; Auguste transporta une partie de leurs attributions aux préteurs. Sous l’Empire, les Empereurs donnaient eux-mêmes la plupart des jeux, organisés sous leur direction par un fonctionnaire impérial 41. Les édiles et les préteurs faisaient des dépenses énormes pour subvenir à l’éclat toujours croissant des fêtes. Auguste l- autorisa les préteurs à dépenser pour les jeux le triple de la somme qu’allouait l’État. Les Empereurs firent de fréquents règlements pour restreindre des prodigalités dont ils donnaient l’exemple, mais désiraient le privilège. La plupart des jeux étaient suivis de distributions, souvent de grands banquets publics15, comme ceux qui eurent lieu plusieurs jours durant, après le triomphe de César *4. Parfois on jetait parmi la foule des fruits et des friandises J3, plus souvent des tes-
1. Tib., 2, 1, 15; Ov., Fast., 4, 778 : Vivo perlue rore manus.