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COMBATS DE GLADIATEURS

Les Jeux de gladiateurs, autrefois donnés par les héritiers d’un particulier en exécution de son testament, remplacèrent en 42 les jeux du cirque, comme spectacle officiel. L’usage en devint général sous l’Empire, où on les célébrait pour le salut du Prince, aux grands anniversaires, etc.1. Les combats se donnaient sous la République au Forum Boarium et au Forum Romanum ; le peuple se pressait alentour dans des loges provisoires. Le premier amphithéâtre de pierre, construit en 29, fut détruit lors de l’incendie de Néron : un second, l’amphithéâtre Flavien, fut construit par Vespasien entre le Cælius, l’Esquilin et la Yélia. Dédié en 80 par Titus, il fut achevé par Domitien. C’est aujourd’hui le Colisée : dans ses quatre étages, il pouvait contenir 87 000 spectateurs. — L’arène des amphithéâtres pouvait être convertie en lac pour la célébration de naumachies, figurant quelque bataille célèbre. En 52, Claude offrit au peuple, sur le lac Fucin, le simulacre d’une bataille entre les Rhodiens et les Siciliens ; 25 000 hommes y prirent part. La première chassé fut donnée en 186, aux jeux de Fulvius Nobilior2. Les bestiaires ou chasseurs étaient groupés en familles, et dressés dans des écoles spéciales. Les chasses consistaient soit en luttes de bêtes entre elles, soit en spectacles de bêtes apprivoisées, soit en véritables chasses où des bêtes féroces étaient poursuivies dans l’arène par des chasseurs bien armés5. Enfin, des condamnés

d'un plancher provisoire, et le public s’entassa dans un espace sans sièges et sans séparations ( cavea ). En 174 seulement, les censeurs construisirent une scène en pierre. Le premier théâtre de pierre fut bâti par Pompée pendant son 2e consulat, 55. Corn. Balbus, en 13 av. J. -C., bâtit un deuxième théâtre de pierre, et la même année fut dédié celui de Marcellus, dont les ruines subsistent. Rome n’a jamais eu que trois théâtres permanents. — Le théâtre romain comprenait, outre la cavea en demi-cercle qu’occupaient les spectateurs et dont la scène formait le diamètre, un demi-cercle nommé orchestre , placé au milieu et réservé aux sénateurs : les autres gradins ( gradus , subsellia) s’élevaient à l’entour, partagés en étages ou productions, et en sections par des escaliers rayonnants. Sur l'étage supérieur s’élevait une colonnade demi-circulaire qui passait pour contribuer à l’acoustique. Devant la scène était l’estrade ( pulpitum ), plus longue et plus profonde qu’en Grèce, parce que l’orchestre, en Grèce, servait aux évolutions du chœur. Elle était limitée de part et d'autre par des pans de murs (versurae procur rentes). Le tout pouvait être recouvert d’une toile (vêla), soutenue par des mâts. Pour combattre la chaleur, Pompée fit amener de l’eau dans le théâtre ; après lui, on imagina de faire tomber en pluie fine sur l’assistance de l’eau parfumée de safran. — Les sénateurs siégeaient aux premiers rangs dans l’orchestre ; les 14 bancs suivants étaient destinés aux chevaliers (privilège confirmé par les lois Roscia theatralis et Julia theatralis d’Auguste). Auguste réserva aux femmes et aux prêtresses des places en haut du théâtre. Les représentations commençaient le matin ; l’entrée était gratuite, mais il fallait, pour trouver une place, être muni d’une tessère avec l’indication du rang et de la section (la tessère souvent citée de Casina est apocryphe).

1. A l’époque d’Auguste, les seules fêtes périodiques où figurent des combats de gladiateurs sont les Qtiinqnalrus (20-23 mars). Plus tard, il yen eut aux Saturnales, aux jeux Consulaires, etc.

2. Tile Live, 39, 22, 2 : « Venatio data leonum et pantherarum. »

3. Les gladiateurs, d’après leur armement et leur manière de combattre, s’appelaient

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