PRÊTRES ET PRÊTRESSES
à mort étaient jetés sans armes dans l’amphithéâtre ; et c’est là que, de Décius à Dioclétien, les martyrs de la foi nouvelle vinrent chercher la mort sous la dent des fauves, héroïques, obscurs et confiants1.
Les Prêtres et les prêtresses. — Les collèges des prêtres à Rome se distinguaient en trois classes :
1° Les grands collèges2 (sacerdoces publics), d’abord au nombre de cinq : les pontifes, les décemvirs des sacrifices3, les augures, les saliens, les féciaux. Les pontifes élaient les prêtres des dieux de la patrie et du rit romain, les décemvirs ceux des dieux étrangers et du rit grec, et les augures étaient chargés de la divination. Ce n’est que plus tard que les septemvirs épulons4 (d’abord serviteurs du grand pontife, puis chargés du festin de Jupiter au Capitole) s'élevèrent au rang d’un grand collège.
Le grand collège des pontifes comprenait : 1° les pontifes ; 2° le roi des sacrifices 5; 3° les flamines; 4° les vestales.
Les pontifes6, ainsi nommés parce qu'ils dirigèrent la construction du pont Sublicius7, furent institués pour accomplir les actes extérieurs du culte, veiller à l’observation des lois religieuses (/as), annoncer les fêtes et régler le calendrier8. Leurs commentaires, secs et précis, où la politique se mêlait à la
retiarii , sccalores, Galli, Myrmidones, Samnites, Thraces, velites, dimachaeri, essedarii, andabatae, etc.
1. Ces spectacles hideux, de moins en moins sanglants, il est vrai, subsistèrent jusqu’au temps de Cassiodore ( Variar . epp., 5, 42).