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3. Voy. une critique île l’ingcnieux essai de Bréal par Comparetti, Edipo c la Mitoîogia comparata, 1867, et la réponse de Bréal, R. C ., IX, 48.
4. Je me contente de quelques indications sur l’esprit de la mythologie hellénique et les principales étymologies proposées aux noms des divinités.
5. C’est cet anthropomorphisme qui blessait le sens religieux des philosophes grecs : « Si les bœufs, disait Xénophane, avaient des mains, ils feraient des dieux à leur image. » On racontait que Pytbagore avait vu aux enfers l’âme d’Homère pendue à un arbre et déchirée par des serpents, eu punition des fables qu’il avait débitées sur les dieux.
6. Bréal a fait remarquer combien la Grèce a su transformer et purifier les sombres visions de l’Orient. À la fois inventive et fidèle, elle n’a pas oublié le chien Çabalas, mais elle l’a relégué au plus profond du Tartare. Elle a conservé Saramêyas, le fils de la Tempête, mais elle en a fait un dieu. Pendant que les Indous et les Perses amènent un chien au lit des mourants, pour qu’il les escorte dans le noir séjour, les Grecs ont confié la conduite des âmes à la figure ailée et souriante d’Hermès psychopompe. — L’idée de l’immortalité de l’âme, tel est le patrimoine de la race hellénique, son apport dans l’œuvre collective de la civilisation antique, la source la plus haute de ses supériorités incontestées. C’est elle qui a fondé la morale, qui a ouvert les yeux des Grecs à la splendeur de l’éternelle beauté, qui a sanctifié et ennobli jusqu’à la souffrance, jusqu’à la mort.