ÉCRITURE DES INSCRIPTIONS
Systèmes d’écriture l. — Les inscriptions sont le plus souvent gravées sur inarbre2, sur airain3, plus rarement sur plomb, etc.4. L’écriture est ou rétrograde, ou boustrophède, ou stoïcliédon 5, ou en colonnes G : le plus souvent, elle est disposée comme dans nos livres, mais la ponctuation est absente ou capricieuse, les accents manquent toujours, et les mots ne sont pas séparés.
Manière de dater une inscription. — Examiner avant tout la forme des lettres, surtout du g, qui n’est jamais lunaire à l’époque classique, et qui, jusqu’à l’olymp. 85, se présente sous la forme Les inscriptions très archaïques ne doublent pas les consonnes, et ladiphthongue ou s’écrit o avant 400 et dans beaucoup de textes attiques jusque vers 550. Après cette date, s simple pour ei est très rare : mais cette substitution est fréquente avant 550 lorsque Et résulte d’une contraction. — A l’époque romaine, surtout depuis Septimc Sévère, les lettres se chargent d’ornements; to, a, y,, affectent des formes capricieuses. ou, depuis Septime Sévère, s’écrit U, et les consonnes simples sont souvent doublées sous l’Empire : Au-youacrra, nôXkv;.
D’autres moyens de dater sont dérivés de l’étude des formules. Le nom du secrétaire paraît en 455; celui de l’archonte éponyme se rencontre pour la première fois en 455 dans un décret publié par Foucart. A partir de 549, on ajoute au nom de l’orateur celui de son dème et de son père. Vers 578, la présidence de l’assemblée est transportée de la tribu prylane aux proèdres. Les symproèdres paraissent vers 518. La formule àyy.0-?i tu yj, (A la bonne fortune!) est développée au quatrième siècle7. A la fin du quatrième siècle, on la place en tête des décrets. — Jusqu’en 506, il n’y a que 10 tribus, cl la 5e prytanie correspond au 6e mois. A partir de 506, il y a 12 tribus, et les chilfres des mois et des tribus se correspondent8.
Aristodème, Alcélas (-soi -cSW lv Aelfoi; àvaSvKAàTojv), lléliodore, surtout Cratère, qui avait fait un recueil de décrets en neuf livres (auvaywyri <!/?]< pio-|AâTwv).
11 n’existe pas de bon manuel d’épigraphie grecque. Les Elementa de Franz, 1810, ne sont plus au courant. Le mieux est de se préparer avec le Ier vol. du Corpus iriser. Atiicarum et le livre delvirchhoff sur l’alphabet grec, 1877 (ail.), 5e éd. Le catalogue des inscriptions du Louvre, par Froelmer, est bien fait et pourra servir. (Voy. aussi Pauly, art. Inscriptiones, [ail. J). — Textes épigr. choisis dans Egger, 1814. — Ceux qui voyagent en Orient doivent se munir, pour prendre des estampages, de feuilles de papier d’impression : mouiller le papier, l’appliquer sur la pierre, et frapper avec une brosse dure. Cf. Isambert, Guide en Orient, 1873.
1. Ceci s’applique également aux inscriptions grecques et latines, ainsi que quelques autres détails inutiles à dire deux fois.
2. XtDoç, Asuxô; X;0o;. Cf. G. I. G., 5059 : dw.yçiacp'îjvat si; crty/.yv XsuxôXiOov.