II. — PALÉOGRAPHIE
La Paléographie proprement dite se distingue de la Diplomatique en ce qu’elle étudie les caractères extrinsèques des manuscrits, tandis
sont distingues. Légende : Spcctatus, le nom des consuls, le nom de l’esclave, le nom du maître au génitif. — Parmi les objetsd’art portant des inscriptions, lesplus curieux sontdes gobelets d’argent trouvés à Vicarcllo (50 milles S. 0. de Rome), l’ancienne station thermale Aqnae Apollinares. Quatre de ces gobelets ont été fabriqués et vendus à Cadix : ils servaient de livrets-poste , car ils portent gravés à l’extérieur les noms de toutes les stations postales de Cadix à Rome avec la distance en milles. Ce sontdes ex-voto. (Desjardins, R. D M , 1874, p. 027.)
1. Glandes missiles d’Ascoli. Ces balles ont été trouvées à Asculuvi (Picenum) dans la vase du Tronto. Plusieurs sont palimpsestes, en caractères latins ou samnites, et se rap portent à la guerre Sociale, la guerre Servile, la guerre de Pérouse. Desjardins en a publié 000 (1872) que le musée de Rerlin a achetées. Aussitôt l’authenticité en a été violemment niée par Zangemcister etBergk, contre lesquels Desjardins, Longpérier et Mommsen ont fini par avoir raison. Les légendes des balles sont très expressives : Feri Halos , Fricat Romanos, Pele c...m Oclaviani, Peristis servi! etc. D’autres, comme Debellare superbos, M. Coriolanus , expliquent les soupçons de quelques archéologues. (Garucci en croit la moitié fausses.)
2. Tabulae honestae missionis, dont une belle collection a été publiée par L. Renier. Dans les camps romains du Rhin et du Danube, on a souvent trouvé dans les tombes deux plaques de bronze accouplées portant l’extrait d’un décret impérial qui accorde aux soldats leur congé légalisé, le droit de cite et la faculté de communiquer ce droit, en épousant des étrangères. Ces copies sont des extraits des originaux, qu’on expédiait aux intéressés. Les tables de congé sont autant de témoignages d’une institution ayant pour but de romani xer les frontières militaires de l’Empire pour les rendre plus fortes contre les Barbares C’est ce qui evplique que la Dacie, après deux siècles d’occupation, était assez assimilée, pour avoir conservé, dans le roumain, la langue de ses vainqueurs. Cf. Desjardins, art cité.-- Les diplômes pédestres sont des sortes de passeports que recevaient les tabelîarii ou coureurs à pied .
3. Notamment celle de la flotte de Misène (de la Berge). Les inscriptions ont faitconnnitre les canabae, petits établissements commerciaux établis près des camps aux frontières, qui ormaient le noyau d’un municipe et servaient ainsi à propager l’influence romaine. (R. G., I, 170.)
A. Pancartes, annonces commerciales.
5. On trouve à Pompéi beaucoup de vers d’Ovide, de Properce, pas un d’Horace. Le plus fameux graffito du Palatin est celui de la salle des gardes du palais, représentant un âne en croix, adoré par un personnage debout avec la légende : « Alexamène adore Dieu. » — 11 y a là sans doute un blasphème contre le roi des Juifs, les Juifs passant pour adorer l’âne. (Tac., IlisL, 5, 3). Cf. Aubé, Persécut. de l’Église, II, p. 90.
G. Un maître d’école recommande un candidat, etc. (Voy. Boissier, R. D-M., 1878.) — Il est assez difficile parfois de reconnaître les documents faux. En général, les grands noms (Sertorius, César, etc.) sont rares dans les inscriptions, et il ne faut admettre qu’après examen celles qui en contiennent. Les faussaires espagnols ont prodigué le nom de Sertorius. (R. C., 1866, t. II, p. 267.) Les tessères et diplômes militaires ont été l’objet de falsifications nombreuses.
7. Bibliographie. — Montfaucon, Paléographie grecque , 1708; Rast, Conimentatio pa-