PAPYRUS, PARCHEMIN
que la Diplomatique se préoccupe surtout de leurs caractères intrinsèques , de la critique des documents , des chai tes , etc. La Diplomatique est la province des médiévistes.
Matière subjective. — On appelle ainsi la substance sur laquelle on ccril, les instruments dont on se sert pour écrire.
Les substances sont le Papyrus, le Parchemin, le Vélin, le Papier de coton et le Papier de ebiffe 1 : les instruments sont les encres, les plumes, etc.
Le Papyrus2 est un roseau dont la tige est recouverte d’une enveloppe membraneuse. En superposant transversalement deux de ces membranes, on obtenait un tissu assez compacte5. Le roseau s’élevant a plus de deux coudées au-dessus de l’eau , les manuscrits en papyrus peuvent avoir de grandes dimensions (5 pieds et plus). L’usage en est fort ancien4 : on montra au consul Mutianus, en Lycie, une lettre écrite sur papyrus par Sarpédon au temps de la guerre de Troie! (Pline.)
2. Le Parchemin5, fait avec des peaux préparées, a été perfectionné à Per-
laeographica, dans l’édit, de Grégoire de Corinthe par Schæfer, 1811 (Cobet : Quicumque Bastii scripta novit non iisdem quibus vulgus ernditorum oculis codd. scripluras et criticorum sententias spectare solel); Kopp, Palaeogr. critica, 4 vol. 1817-29; Silvestre, Paléogr. univ. 1841 (grand luxe) ; Gardthausen , Paléogr. grecque (ail.). 1879 (très bon). — De Wailly, Paléogr. latine , 1858; Chassant, Di.ct. des Abrév. latines 1846; Siekel, Monum. graphica medii aevi (tirés des archives de Vienne), 1858 (magnifique publication) ; Tischcndorf, Préf. au Non v. Testam., 1859. (« Si la science delà minuscule a été fondée par Montfaucon, l’histoire de l’onciale n’est contenue que dans les publications de Tischondorf. » [Graux.])
Il y a deux excellents manuels: Watlenbach, Paléogr. grecque, 2“ éd. 1872 (ail.); Paléogr latine, 1874. — Tableaux pour apprendre soi-même, par Arndt, 1874 (ail.). — L’habitude de la lecture étant indispensable, on recommande de déchiffrer quelques manuscrits d’auteurs anciens en s’aidant des textes imprimés.
1. On possède quelques tablettes d’ivoire appelées diptyques ou polijptyques suivant le nombre des feuilles.