‹ Manuel de philosophieChapitre 101 sur 129 · Épicuréisme. — Stoïcisme · texte numérisé non relu

Épicuréisme. — Stoïcisme

Trois siècles avant l'ère chrétienne, les deux écoles péripatéticienne et platonicienne , abaissées et dégradées, sont remplacées,, sans toutefois disparaître entièrement, par deux autres écoles qui héritent de leur importance , et continuent leurs débats en les transportant, des hautes régions de la métaphysique, aux recherches intéressantes mais bornées de la phUosqpWe mo-^ raie. Ces deux écoles nouvelles soiît le stoïcisme et l'épicuréisme. Divisées sous tout autre point de vue, elles ont ce commun caractère de rendre la philosophie essentiellement pratique. Négliger ainsi la spéculation pour la pratique , c'est dégrader la philosophie, et lui ôter toute sa force; les principes contiennent les applications, mais les applications n'ont de valeur et d'autorité scientifique qu'à condition de reposer sur des principes solidement établis.

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