De Vohtervation et de Vinduetiofi
Lorsque nous appliquons notre pensée à étudier un objet qui dépasse notre portée, la première condition à remplir est de diviser cet objet en un certain nombre de parties que nous puissions embrasser aisément. Quelquefois cette division est réeUe, lorsque le tout est composé de parties qui peuvent être impunément séparées; le plus souvent elle est fictive, et ne se fait que par abstraction, parce que le tout est composé départies tellement liées ensemble, et tellement nécessaires Tune à l'autre, qu'elles ne pourraient être séparées sans périr. Dans le premier cas, et même très-souvent dans le second, la division est indiquée par la nature même des choses ; mais il arrive aussi que Ton est réduit à une divisioQ tout arbitraire, et alors il faut veiller attentivement : l"" à ne diviser ni trop ni trop peu, mais de la manière la plus commode pour mettre chaque terme de la division à la portée de notre esprit; â"* à persister dans une division arbitrairement introduite avec autant de rigueur que si elle était fondée sur des caractères essentiels de l'objet que Ton étudie. Cette seconde règle est nécessaire pour éviter les pertes de temps qui résulteraient des tâtonnements et de l'irrésolution. Descartes en a fait un des préceptes de sa méthode.
Cette opération par laquelle nous divisons un objet en un certain nombre de parties afin de le mieux connaître est l'analyse. On ne fait une analyse que pour arriver à une synthèse, c'est-àdire que l'on ne décompose que pour reconstruire.
Voici une montre, j'en veux connaître le mécanisme. Suffirat-il pour cela de la considérer attentivement pendant un temps indéterminé? Cet examen ne m'apprendrait que peu de chose si je n'avais soin de la démonter, et de l'examiner pièce à pièce. Voilà l'analyse. Mais que ferai -je ensuite de cette science de détails? Je ne voulais connaître chaque pièce que pour mieux distinguer leur rapport entre elles et avec l'ensemble. Je refais
donc ce que j'avais défait, et je reproduis ainsi la montre que désormais je connais à fond. Voilà la synthèse. La synthèse n'est possible qu'à condition de l'analyse; Tanalyse n'est utile qu'à condition de la synthèse.
Ou la synthèse contient seulement ce qui était dans Tanalyse, et n'est qu'un résumé des faits observés, une classiflcatiou ; ou, loin de se borner à exprimer les faits observés en termes plus généraux, elle remonte à leurs lois par le moyen de l'induction. Celte synthèse supérieure est le véritable complément d'une science qui aspire à être féconde. La synthèse une fois faite, la déduction intervient pour la vériOer ou pour l'appliquer.
Les philosophes qui, dans le dernier siècle et au commencement de celui-ci, ont si fort exalté la méthode expérimentale, la réduisaient à n'être que l'analyse et cette espèce de synthèse qui ne dépasse pas l'analyse. Nous dirions aujourd'hui, selon Tex^ tension qu'on voudra donner au mot d'expérience, ou que la méthode expérimentale contient l'induction, ou qu'il est néces* saire d'ajouter à la méthode expérimentale ce que l'induction peut donner.
L'analyse a pour instruments l'observation et l'expérimentation; la synthèse emploie la définition, la classification; si elle s'élève plus haut, c'est par le secours de l'induction; si elle s'applique, elle a recours à la déduction. Nous étudierons successivement les règles de ces diverses opérations, et nous dirons d'abord celles de l'observation, c'est-à-dire les règles de la méthode expérimentale.
L'observation se fait par l'application directe de nos facultés empiriques à l'objet que nous nous proposons de connaître, après que nous l'avons préalablement divisé en autant de parties qu'il était nécessaire. Nous avons deux facultés empiriques : la conscience et la perception extérieure.
n importe extrêmement de ne pas confondre les objets de ces deux facultés. Ce que la conscience perçoit échappe à la perception extérieure. La physique, la physiologie et la psychologie sont trois mondes différents; mais l'homme appartient à la fois à
ceà trois mondes, et si l'on n'y prend garde, si l'on ne détefmille pas avec rigueur où l'un finît, où l'autre commence, on courra risque de chercher dans les lois de la physique là cause de l'ébranlement nerveux qui met le cerveau en communication
' avec l'organe, ou dans la forme et dans la nature de la matière dont le cerveau est composé, l'explication de nos passions, de nos idées, de nos volitions. La première règle de l'observation est donc d'observer chaque ordre de phénomènes par la seule faculté qui soit destinée à le connaître ; et la seconde de marquer sévèrement le point précis où la conscience expire, où les sens commencent.
Une règle non moins capitale, c'est d'observer assez attentivement et assez longtemps pour être sûr de ne pas se faire illusion sur l'état présent du phénomène dans le moment où on l'ob-
' serve. Personne n'ignore que le premier coup d'œil est souvent trompeur, et que ce qui nous a longtemps échappé se révèle enfin à un examen persévérant. C'est là, si je puis le dire, un des mystères de notre intelligence, et il se reproduit dans la plupart de nos opérations. A qui n'est-il pas arrivé de chercher longtemps une idée, qui ensuite se présente tout à coup, comme par une soudaine inspiration, et sans que l'on puisse retrouver dans sa conscience et dans sa mémoire la cause de ce changement? Nous vivons pendant des années à côté d'une œuvre remarquable, sans apercevoir, sans soupçonner une de ses perfections, qui nous frappe un jour sans motif appréciable, et désormais nous sautera pour ainsi dire aux yeux chaque fois que notre attention se portera sur le même objet. Vous étudiez une démonstration sans parvenir à la comprendre; plusieurs lectures répétées feront quelquefois l'ofSce d'un commentaire. Pourquoi cela? Parce que l'esprit a ses moments de lucidité, parce que l'attention est souvent absente. Ce sont là des vérités banales, des préceptes sur lesquels tout le monde tombe d'accord, et que tout le nionde néglige plu§ ou moins dans la pratique. Mais il faut y réfléchir si profondément, et se convaincre si bien de leur importance, qu'on ûe risque plus de les oublier. L'observation eât, dans là plupart des Sciences, dans la philosophie Surtout, lé
D£ LA MÉTHODE ET DES MÉTHODES. îb\
point capital ; on n*y saurait mettre ni trop de soin , ni trop de temps. Un seul défaut dans l'observation, et c*en est fait de l'exae^ titude de tout un système.
On peut tare un quatrième précepte de la nécessité d'étudier le même objet dans des circonstances différentes, aQn de né pas prendre pour son habitude constante ce qui iie tient qu'à la circonstance particulière dans laquelle il s'est produit.
Enfin, de même qu'il peut y avoir dans le fait des circonstances par lesquelles sa nature est modifiée , il faut aussi songer que nous-mêmes, qui examinons, nous dépendons des circonstances. Je ne vois pas, je ne juge pas, je ne sens pas toujours de la même façon. Malade , irrité , je condamne ce qu'en d'autres temps j'approuverais. De même qu'il ne faudrait pas étudier sous la ligne un corps que peut dissoudre l'extrême chaleur, je ne dois pas m'attendre à bien connaître ma pensée , si je prends pour l'observer le temps où je suis troublé par quelque passion. Quelquefois j'ai pour ainsi dire une couleur dans l'œil que j'applique & tout ce que je vois. Il en est de même de mon esprit. Voici un exemple bien sitnple , bien connu et bien démonstratif : j'additionne une longue colonne de chiffres, je m'aperçois que je me suis trompé, que j'ai fait une erreur grossière; je recommence vingt fois, la même erreur se reproduit : un quart d'heure après, si je reprends mon calcul, je ne comprendrai même plus que je me sois trompé. Qu'y a-t-il de plus près de nous, de plus immédiatement ôonnu que les phénomènes de la conscience? Qu'y a-t-îl aussi de plus arbitraire, de moins conforme à l'observation que le système de Condillac, la sensation transformée? Cependant, si on est une fois imbu de ce système, plus on s'étudiera, plus on croira assister réellement à ces métamorphoses de la sen^ satîon. Il faut, pour bien observer, se dépouiller complètement de tout préjugé, de toute modification accidentelle; il faut s'assurer que le sujet qui observe est, aussi bien que l'objet observé, dans son état normal; et pour cela, il faut tépéter les observations, en variant les circonstanceà.
Quelquefois , au lieu d'attendre , pour observer, que le phénôliiène se produise , on le produit par art, et ce niôdè d'obsérva-
lion s'appelle plus proprement rexpérimentation. L'expérimentation , qui est d'un usage ordinaire dans les sciences physiques , a l'avantage de rendre les observations plus fréquentes , plus régulières , et de les présenter à l'esprit dans un ordre systématique. Son défaut est d'altérer quelquefois la nature des phénomènes. Il en est qu'on nepeutproduire, d'autres qui , s'ils sont appelés, présentent un aspect tout différent de leur aspect ordinaire. Poift* les faits de conscience , l'expérimentation est impossible. Il est déjà assez difGcile d'observer une sensation sans la modifier ou la détruire, lorsqu'elle s'est produite naturellement. La ressource est de se faire une habitude de l'observation.. Si Ton se rend ordinairement attentif au spectacle de la conscience, on trouvera une ample matière pour observer, sans recourir aux expériences.
Lorsque nous étudions les phénomènes avec tant de soin et de persévérance , ce n'est pas par la vaine curiosité de connaître les phénomènes eux-mêmes , car ils périssent à mesure qu*on les étudie, et, par conséquent, ne sont pas l'objet même de la science. On étudie les phénomènes pour connaître les lois. Gomment la science des phénomènes , acquise par l'observation et l'analyse, peut-elle servir à la découverte des lois, c'est ce que nous allons présentement expliquer. Il est évident qu'il ne s'agit pas ici d'un système métaphysique sur la nature des lois, et sur leurs rapports entre elles et avec une première loi dont elles dérivent, mais seulement de la découverte et de la constatation des lois diverses, auxquelles les individus et les phénomènes sont soumis suivant leurs espèces. Cependant, si nous ne nous occupons que de la forme particulière & chaque loi, et non de la réalité et de la nature des lois en tant que lois, nous devons dire au moins quels sont les caractères spécifiques de l'idée de loi, telle qu'elle se trouve dans l'esprit humain, avant toute spéculation sur la présence des lois dans l'esprit de Dieu , ou sur leurs relations avec la nature. Or, nous concevons une loi comme une nécessité imposée à toute essence et à tout phénomène, de se développer, suivant son espèce , d'une certaine façon régulière et uniforme. D'où vient cette nécessité, où réside cette loi, ce sont
là des problèmes que la science métaphysique se charge d*éclaicir; quelles sont les différentes lois qui gouvernent le monde, c'est un problème aussi , et celui-là appartient aux sciences d'observation. Mais Texistence des lois, c'est-à-dire des principes fixes et invariables auxquels le monde est soumis, ce n'est pas là pour nous un problème ; c'est un fait que nous affirmons , et sur la réalité duquel nous ne concevons aucun doute. Assurément, tant que nous n'avons pas l'idée d'un phénomène , nous n'avons pas l'idée d'une loi ; mais dès que le spectacle du monde nous apporte l'idée de variabilité et de multiplicité , l'idée d'unité et d'uniformité naît en nous , et nous n'avons pas besoin d'avoir constaté cette uniformité pour afBrmer qu'elle existe; nous l'affirmons immédiatement , avant toute expérience. C'est même parce que nous sommes convaincus qu'il y a des lois, que nous faisons des expériences, que nous observons la nature. Il faut donc distinguer trois choses : l"" la croyance naturelle à l'existence des lois de la nature ; 2<» la recherche , par l'observation et l'induction, des différentes lois qui existent dans la nature; d"" les spéculations métaphysiques sur la forme substantielle des lois, sur leurs rapports avec Dieu et avec le monde.
On exprime ordinairement cette croyance naturelle à l'esprit de l'homme, qui précède toute induction, en disant que nous croyons , en vertu de notre constitution , à la stabilité des lois de la nature. L'expression est mauvaise , car la notion de loi comprend celle de stabilité , et il faudrait se borner à dire , pour parler correctement, que nous croyons à l'existence des lois de la nature. Mais en fait , cette croyance est certainement très-réelle ; elle n'est pas en nous le fait de l'éducation , elle précède toute éducation, toute réflexion scientifique; elle se manifeste en nous avec une énergie extrême dès les premières applications de notre pensée. A aucune époque de notre vie, nous ne sentons le besoin qu'on nous démontre que la nature est soumise à des lois ; nous ne doutons point que notre conviction à cet égard ne soit partagée par tous les autres ; et ces lois, dont nous affirmons ainsi l'existence, nous croyons qu'il est de leur nature de persister indéfiniment , et de s'appliquer dans tous les lieux et dans
tpys les temps à tous les individus et à tous les phénoiQèneg dQ la même espèce.
Cette croyance à l'existence des lois de la nature a un rapport intime avec le principe de raison suffisante, qui n'est lui-même qu'une conclusion immédiate du principe de causalité. Un peu de réflexion suffira pour apercevoir ces relations , pourvu toutefois qu'on, se fasse une idée exacte de la nature des premiers principes.
Il faut bien insister sur cette réflexion que la croyance à l'existence des lois de la nature est tout autre chose que la croyance à l'existence de telle ou telle loi déterminée. C'est précisément parce que nous sommes pourvus de ce principe général y que nous sentons le besoin et que nous avons le pouvoir de déterminer la forme des lois particulières. La croyance à l'existence des lois est naturelle, la connaissance des lois particulières est acquise. Il ne faut donc pas croire , lorsque nous éludions des phénomènes pour en connaître la loi, que nous fassions sortir la loi du phénomène , c'est-à-dire le nécessaire du contin-* gent et le plus du moins. Avant toute étude des phénomènes^ nous savons qu'ils sont soumis à des lois ; et ce que l'étude des phénomènes nous apprend , c'est la forme des lois , et non pas leur existence.
Or, il est clair que la loi étant universelle et commune à tous les phénomènes , il faut, pour en trouver la forme , recourir à la généralisation ; et il ne Test pas moins que la généralisation ne portant que sur les faits observés, ne suffit pas pour nous faire connaître la loi , qui , par définition , s'applique à tous les faits de la même espèce , présents et futurs. Cependant , comme la loi a précisément pour résultat d'établir, entre tous les phénomènes de même définition, l'uniformité que nous avons constatée parmi ceux qui nous sont connus , supposé que la généralisation porte sur un nombre de dits assez considérable , n'est-ii pas évident que la loi ne sera plus une loi, si ces phénomènes s'étant uniformément produits de la même façon, nous voyons dans les mêmes circonstances, des phteomènes tout semblables se produire d'une façon diiiérentef Cette oiêBie idée que nous avons naturellement
de l'ei^nce des lois, et qui nous prouve que Içs pbsçrvatiçns généralisées ne sont pas la loi elle-même, nous conduit do»e en même temps à étendre cette généralisation aux phénomènes gpe nous n'avons pas observés, et cette universalité, attribuée par ce motif aux résultats généraux d'un certain nombre d'obtervations partielles, est ce qu'on appelle une induction.
Appliquons ces principes à un exemple. Gomme je sais en général que tous les phénomènes de la nature sont soumis à des lois, je suis convaincu, avant toute expérience, que la chute des graves est soumise à une loi. Je me mets donc à faire des expériences ; mais quand même j'y passerais ma vie je ne puis en faire qu'un nombre très-restreint. Mes expériences faites selon toutes les lois de la méthode expérimentale, je rejette tout ce qui m'a paru tenir à des circonstances accidentelles, et j'exprime par une formule générale la forme la plus constante des phénomènes observés. Au premier moment, qu'est-ce que cette formule 1 L'expression générale des faits observés, et de ceux-là seulement. Si rien ne vient modifier la valeur de cette formule, elle ne m'apprend rien au delà des expériences accomplies, et si un phénomène de la même espèce se présente, je ne puis me servir de mes observations antérieures pour prévoir comment il va se comporter. Cette formule ainsi restreinte n'est donc pas l'expression de la loi, car la loi est universelle. Mais si je fais réflexion à cette uni* versalité nécessaire de la loi, j'en conclus que ce qui est vrai de tous les faits observés doit l'être aussi de tous les autres, à moins que la loi ne se modifie, c'est-à-dire ne perde son essence. Je passe donc ainsi légitimement de cette formule, qui n'était que l'expression générale des faits observés, à cette même formule qui devient la loi de tous les faits présents et fiiturs dans une même espèce.
Cette méthode est la même que Bacon a tant recommandée sous le nom dHnterprétation de la nature^ et qu'il oppose si victorieusement à la méthode hypothétique, ou méthode d'anticipation^ qui se passe de l'observation des faits, et suppose les lois au lieu de les chercher et de les découvrir * .
1. Voy. le Nouvel OrgMum de Bacon, t. II de Téd. de M. Fr. iUaui, p« S3 iq.
On peut exprimer toute induction de la manière suivante :
Principe de Finduetion. La nature est gouvernée par des lois, oUy pour exprimer la même pensée plus explicitement, ce qui s'est toujours passé d'une certaine façon dans une espèce déterminée, se passera toujours de la même façon dans la même espèce, pourvu que les circonstances soient identiques.
Expériences faites. Or, toutes les fois que j'ai observé la chute des graves, elle a eu lieu de telle façon déterminée.
Conclusion. Donc, tous les phénomènes analogues se passent aussi et se passeront toujours de cette même façon déterminée.
Une induction ainsi exprimée est un véritable syllogisme, soumis aux règles ordinaires du syllogisme, et que l'on peut juger par les règles que nous avons exposées dans la première partie de la Logique, en traitant du raisonnement déductif. Cependant, le syllogisme inductif diffère du syllogisme déductif, par les trois caractères suivants, dont l'importance est capitale :
l"" Le principe du syllogisme inductif est toi:gours la croyance à l'existence des lois de la nature, tandis que le syllogisme ordinaire s'appuie tantôt sur un principe, tantôt sur un autre ;
2<> Le syllogisme inductif se sert d'une généralisation qui ne porte que sur quelques faits pour établir que le principe exprimé par cette généralisation doit s'appliquer à tous les faits de la même espèce. Il passe ainsi de quelques à tous^ et conclut du tnoifu au pltiSf ce qui serait un vice radical dans toute autre espèce de raisonnement ;
3*" La conclusion de ce syllogisme n'est jamais d'une évidence absolue, car on a beau faire varier les circonstances du fait, et répéter indéfiniment le fait lui-même, on peut toujours craindre de n'avoir pas poussé les expériences assez loin, et de ne les avoir pas assez multipliées pour être sûr de n'avoir pas pris l'exception pour la règle, l'accident pour l'universel.
L'induction deviendrait infaillible, s'il était possible de déterminer par une règle le nombre d'expériences nécessaire pour autoriser l'esprit à afQrmer par induction de tous ce qu'il connaît de quelques par l'observation. Mais une telle règle ne saurait exister, par la raison surtout que, dans presque tous les cas, le