SON ALTESSE ROYALE
Mgr le Priace BAUDOUIN
Lettre de Mgr Dechamps à M. Gilson.
Bruxelles, le 29 août 1858.
• Je finis la lecture de votre excellent Manuel.
• Les petits livres sont difficiles à faire. Il faut
• une grande science théorique et pratique pour
• réusMr ainsi... La page 6 m*a fait l'effet d'une « lecture spirituelle. Il j a là une pensée qui » relève le courage et qui fait prier pour l'obtenir. •
Journal de Bruxelles, 31 octobre 18S0.
La librairie classique de Périsse à Paris et à Lyon annonce la mise en vente d'an ouvrage belge extrêmement recommandable. C'est le Manuel de Philosophie morale par B. Gilson, curédoyen de Bouillon, ancien supérieur du petit Séminaiire de Namur. Cet ouvrage a paru il j a quelques années en Belgique. Profondément versé dans les études philosophiques, fauteur a su faire la part à la raison et à la /oi, dans leur sphère respective, sans sacrifier, l'une à l'autre comme le f<»it à un point de vue opposé, et les ratiounalistes qui nient la foi et ceux qui donnent dans un excès contraire, annihilent la raison humaine. Bien de plus raisonnable que sa méthode. Le style en est clair comme les idées qu'on suit sans efforts et qu'on accepte de déduction en déduction. Comme l'a dit un critique français : • Ce livre devrait être le Manuel de la jeunesse dans toutes les maisons d'enseignement.
Journal historique.
a Sans doute, la religion catholique seule, a comme l'Eglise l'enseigne, communique la grâce a surnaturelle et la force nécessaire pour accom- « plir toujours et partout les préceptes les plus « difficiles de la morale. «
«Toutefois, cette dernière vérité n'empêche pas qu'il ne soit très important de développer avec soin les sentiments naturels, nobles et généreux du cœur humain. Ce développement est d'autant plus nécessaire de nos jours, que la foi chrétienne s'affaiblit visiblement dans un grand nombre de nos jeunes gens, et que, dans ce cas, le défaut d'une éducation rationnelle et morale, laissant ces jeunes intelligences sans règle et sans frein, les exposerait à tomber plus bas que la brute ; tandis que, si le sentiment de la dignité humaine était profondément développé dans leurs jeunes cœurs, il leur serait, pour ainsi dire» impossible de perdre entièrement le goût de la vertu ; ils s'arrêteraient avec horreur au bord de l'abîme et reviendraient plus facilement à la foi. » Après avoir cité ces derniers mots, M. Kersteu ajoutait : a Telles sont les vues de l'auteur, et » nous avons cru devoir les exposer tout au long, • parce qu'il s'agit d'un ouvrage nouveau pour a nous destiné à combler une lacune dans l'en- 1 geignement et qui ne peut manquer d'attirer 1 l'attention du public. «