‹ MANUEL DE PHILOSOPHIE MORALEChapitre 4 sur 52 · Quelle est celte question · texte numérisé non relu

Quelle est celte question

La voici : Qu'est-ce que l'homme doit penser de lui-même, de ses semblables, et des choses de ce monde; quels sentiments doit-il avoir, et quelle conduite doit-il tenir à cet égard?

3. Mais la raison ne peut-elle pas répondre que c'est là une question indifférente ou insoluble?

Non : car la nature de l'homme s'oppose à cette indifférence et exige une réponse.

Ainsi, la raison ne pourra jamais admettre qu'il est indifférent d'aimer ou de haïr son semblable, de lui sauver la vie, ou de lui donner la mort. De sorte qu'avant d'avoir répondu, du moins jusqu'à un certain point, à celte question, l'homme ne peut éprouver ni paix intérieure, ni repos de l'esprit.

4. Comment appelleriez- vous une doctrine qui répondrait à cette question?

Une doctrine qui apprendrait comment rhomme doit être intentionné, et disposé à regard de soi-même, des autres hommes, et des choses de ce monde, et comment il doit se conduire ou agir à leur égard, s'appellerait Morale.

5. Mais y a-t-ildans la nature de l'homme des facultés qui lui commandent, ou qui lui conseillent; des facultés, par conséquent, qui lui défendent ou dissuadent réellement certains sentiments et certaines actions envers lui-même, et envers ses semblables et quelles sont ces facultés f

Nous connaissons deux facultés qui portent la volonté de Fhomme à agir, parce qu'elles lui posent un but ou une fin : les sens ou plutôt la sensualité et la raison, La question donc se réduit à savoir si la sensualité et la raison, ou si Tune de ces deux facultés, en agissant sur la volonté, lui commandent ou conseillent, lui défendent ou dissuadent quelque chose.

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