Cf. § 192, notfi
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se termine donc normalement par un s, que les autres verbes du second type leur ont emprunté (plusieurs d'entre eux, comme cousdre, taire, avaient d'ailleurs originairement un s comme consonne finale de leur radical).
Au pluriel (2e personne), on dit communément que les formes de l'impératif latin ont disparu, et qu'elles ont été remplacées par celles de l'indicatif présent, ce qui est difficile à admettre au point de vue sémantique. Il y a eu vraisemblablement assimilation, et non pas substitution ; on a ajouté la flexion caractéristique des secondes personnes, sans laquelle l'impératif pluriel de chanter aurait été identique, en français, au participe passé : chanté. L'assimilation a été favorisée par la double valeur des formes telles que perdes chante^, qui appartenaient au subjonctif aussi bien qu'à l'indicatif (§ 2 18). On a eu, d'autre part, comme à l'indicatif présent, la réduction des quatre conjugaisons à un seul type de pluriel, sous réserve des quelques restes d'accentuation sur le radical -.faites, dites (cf. § 197).
225. Les Latins se servaient souvent du subjonctif pour exprimer l'idée impérative. En français, le subjonctif a entièrement prévalu pour les deux auxiliaires et pour les verbes savoir, vouloir, ouïr, c'est-à-dire pour des verbes qui, — sauf vouloir, — expriment un état passif, de telle sorte qu'on ne les emploie pas en principe au véritable impératif, mais au subjonctif-optatif : on peut commander à quelqu'un d'apprendre, mais on ne peut que souhaiter qu'il sache. Il va sans dire que le souhait implique souvent l'ordre de faire le nécessaire pour se mettre dans l'état désiré : ayez confiance équivaudra à prenez confiance, sachez à apprenez. — Quand on dit « veuillez », suivi du verbe
l'impératif. — >i 227. 237
d'action à l'infinitif, c'est aussi un souhait que l'on exprime par politesse, au lieu de mettre le verbe d'action à l'impératif : comparez « veuillez me suivre » et « suivez-moi ». Lorsqu'il s'agit de commander à quelqu'un de faire acte de volonté, c'est « veux, voulez » que l'on emploie, comme l'indique l'Académie ; Littré condamne à tort ces formes comme récentes et étrangères au véritable impératif de vouloir; elles sont, dit-il, à peine intelligibles, et cependant les exemples qu'il donne sont fort clairs : Ne m'en veux pas (V. Hugo) ; Veux-le bien (Cousin).
226. Il faut remarquer que les subjonctifs-impératifs aies, veuilles, saches, ont perdu s final par analogie avec les impératifs en -e de la première conjugaison, tandis que, ailleurs, l'impératif prend au contraire s final en vertu d'une autre analogie (§ 22/j). On a l'impératif sois au lieu de soie, parce que le subjonctif soies s'est contracté en sois.
Sachiez, comme impératif, est devenu régulièrement sachez (§ 26), Yi s'est maintenu exceptionnellement au subjonctif, comme faisant partie de la flexion caractéristique de ce temps.