PREMIÈRE PERSONNE DU PLURIEL
227. C'est aussi le subjonctif que Ton emploie à l'origine, pour tous les verbes, avec la valeur impérative, à la ire personne du pluriel, en français comme en latin ; car perdons, chantons, etc., étaient des formes communes à l'indicatif et au subjonctif (§ 218). Au subjonctif la flexion -ions s'est généralisée, à l'impératif c'est la flexion -ons ; il en résulte que, d'une façon générale, la première personne du pluriel est la même auprésentde l'indicatif età l'impératif, comme la seconde (^ 224). H faut naturellement excepter de cette identité les verbes du § 2 25, dont le subjonctif présent a
toujours élé distinct de l'indicatif, et sert d'impératif à cette personne comme aux autres ; notons seulement la forme impérative sachons au lieu de sachions, analogue à seiche^ au ^eu de sachiez (§ 22o0-
Quelques autres verbes, dont le subjonctif présent avait aussi un radical spécial, n'ont pas conservé à l'impératif (ire personne du pluriel) la forme du subjonctif; ainsi, pour le verbe faire, l'assimilation des deux secondes personnes du pluriel de l'indicatif présent et de l'impératif (§ 22 l\, in fine) a fait tirer de VindîicdXiî faisonsXiy. ire personne du pluriel de l'impératif.
L'imparfait de l'indicatif. 228. Les flexions du latin populaire1 étaient :
-aba(m)
-eba(m)
-iba(m)
-abas
-ebas
-ibas
-abat
-ébat
-ibat
-abamus
-ebamus
-ibamus
-abatis
-ebatis
-ibatis
-abant
-ebant
-ibant.
Sur la consonne finale du radical devant les flexions de l'imparfait, voy. § 257.
Pour la ire et la 2e personne du pluriel, on ne trouve pour tous les verbes que -tiens, -iie^, en deux syllabes (tandis que les désinences -iens, -ic{, du subjonctif n'avaient qu'une syllabe), ensuite -ions, -ie~y, toujours