Exemples pour é (ë, ï) ou è (e) devenant e labial
( debere, devoir mê, U, se procl. : me, te, se ( mmuto, menu préfixe et prépos. de : de-, de. Né et n£c procl. : ne2.
ï. Habet devant le participe passé, vadit notamment devant le grrondif, construction trrs fréquente en vieux français.
'. Sur le français ne au sens de ni, voy. § i/i5, b. Le français ne, au sens de ne ou non latins, peut aussi venir de non, ci-dessous § i9> 6-
Préfixe rë-, re- tëvare, lever.
vmire, venir *gr£vare (cf. § 21), grever.
Exceptions. Entre deux consonnes labiales, e labial est devenu ultérieurement u : *ftmario,femier, fumier ;b*bente, bevant, buvant. — Par réaction savante, un bon nombre de mots héréditaires ont changé ultérieurement e en é, particulièrement ceux qui ont été remplacés par d'autres mots dans le courant de l'usage populaire, comme péril (remplacé ordinairement par danger), h'e est d'autre part devenu è quand il était séparé de la syllabe tonique par un autre e labial : lèvare-habet, lèvera, lèvera1 ; *tinimento, tenement (cf. §7, c), tèncment ; mimico, cnemi, ènemi (devenu d'autre part ennemi, anemi, § 46). — Verai, de *vëraco, s'est contracté en vrai (cf. § 3, a).
Dans un petit nombre de mots Yé semi-tonique libre est devenu a, particulièrement devant liquide ou n (cf. § i5, I, Exe. de Ye): zêloso, jalous ; ptgritia, paresse; *fenare, fener, faner (à côté de fenouil, fenil); *tnpalio, travail; lurundine, aronde. — On a exceptionnellement i dans ivoire, de eboreo. — L'e issu de l'ï semi-tonique de *siamus, *siatis, s'est changé en ei, oi, par analogie avec les formes toniques *sïam, seie, soie,*sïas,seies, soies. — Survidente, veant, devenu voyant, voy. § 209, c.