‹ Manuel de phonétique et de morphologie historique du francaisChapitre 50 sur 127 · I. Au lieu do nodrrrlurr, nnurrriire, nourrure · texte numérisé non relu

I. Au lieu do nodrrrlurr, nnurrriire, nourrure

1. Au lieu de larreisin, larroisin, cf. demoiselle, {5 7, c, i° Rem. I.

gri no) et dans entier (intègro), mais, pour ce dernier mot, on trouve aussi la forme entir, qui suppose un ye provenant du g (§ 3i). Le mot noir (nïgro) ne peut pas être invoqué, car le ye que le g a pu dégager devait se confondre avec le second élément de la diphtongue produite normalement par Vi bref tonique. On a le ye dans flairier (fragrare).

3° groupe qw1.

En principe, l'élément palatal produit un ye et le labial un ve : equa, v. fr. ive ; antiqua, v. fr. antive ; aqua, v. fr. aive. On a deux autres formes pour aqua : aiguë, où le w, au lieu de devenir v, a été traité comme le w initial d'origine germanique (cf. gant de *zvanto)i, etezve, où l'élément palatal disparaît et l'élément labial se maintient tel quel ; cette dernière forme permet d'expliquer, plus facilement que par aive, ève, la forme ultérieure eawe, écrite eaue, aujourd'hui eau (ô). — A rapprocher de la forme aiguë les mots : aigle (aquila) ; aiglent, églant (*aquilento), d'où églantier ; égal, v. fr. igal (aequale). Sur *sequit, *sequere, voy. § 4o. Il faut écarter coquere, devenu *cocere par assimilation. De même, coquus est devenu * cocus, d'où cueus, queus (§§ 39 et i56, b, note).

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