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GROUPES COMMENÇANT PAR UNE DENTALE OU UNE LARIALE

pa/re, paire, péj/;re, père capra, cabra, chèvre la^ra, lawa, Vevre.

a. — Devant /, la transformation du p s'arrête au degré b : dttplo, double. Ici, le b ne s'est pas changé en v, en raison de la difficulté de prononciation du groupe vl. Sur pi conservé, voy. § 108.

b. — Dans/a6n'ea, devenu fa urica, à' où forge (cf. § 1 34), la vocalisation du b en u est due sans doute à ce que la

i. Il est aussi déraisonnable d'écrire second qu'il le serait d'écrire aicu en prononçant aigu.

CONSONNES INTERVOCAUQUES. § 97, 2°. 97

chute de la voyelle atone qui suivait le groupe lui enlevait son appui nécessaire. La même vocalisation dans abrotono, fr. aurone, peut s'expliquer par le voisinage d'un o tonique. Cf. encore les futurs aura, saura, § 196, e. — A noter un changement de suffixe dans palpëbra, devenu paupière, au lieu de « paupièvre ».

c. — Au groupe Ir correspond tantôt r simple comme danspp/T, tantôt r double comme dans verre. On remarque quel'r est simple après a tonique latin. 11 semble qu'avant l'accent, ir, dr aient pu se réduire anciennement à r, d'où norture, nourture ' (de nutriiura) devenu ensuite nourreture, nourriture, sous l'influence de nourrir, et peut-être aussi larcin - (de latrocinio), à côté duquel on trouve larrecin, qui a pu être refait sur larron.

2° GROUPES COMMENÇANT PAR C* OU g*.

Dans les groupes intervocaliques cl, g], la palatale a mouillé / ; pour les exemples, voy. § 109.

Correspondant à cr, on a gr puis ir dans : sacramentel, sagramento, sairement, serment, aussi lacrima, vieux français lairme ; et igr dans aigre, maigre, alaigre, (la t. acre, macro, alacrè), qui sont des formes aussi embarrassantes que aigu, signalé plus haut (§ 96, d). Dans des mots où le groupe cr résulte de la chute d'une voyelle atone, on a ir (voy. § 110, a), mais ce sont des formes verbales, suspectes d'influences analogiques.

Pour le groupe gr primitif on constate la chute du g dans perêce, paresse i^pigricià), dans pèlerin (pere-

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