L'existence des formes neutres, pis, moins (§ 181), a pu
LES ADJECTIFS. ^ 180. l85
Sous cette réserve, il ne restait que deux types de déclinaisons, durus, féminin dura, et talis des deux genres.
179. Les adjectifs du premier type prenaient un e au féminin, correspondant à Va atone du latin; ils se déclinaient naturellement au masculin comme les noms venant de la seconde déclinaison latine, et au féminin comme les noms venant de la première.
180. Les adjectifs du second type n'avaient naturellement pas dV au féminin (à moins de se terminer par un groupe de consonnes appelant une voyelle d'appui ou d'être proparoxytons, auquel cas ils avaient un e aux deux genres, frêle, latin fragilem). Le féminin de ces adjectifs différait d'ailleurs du masculin en ce qu'il prenait toujours un s au pluriel (tandis que le masculin n'avait pas s au cas sujet pluriel), et en ce qu'on le trouve souvent sans s, par analogie de la déclinaison des noms féminins, au cas sujet singulier.
Les adjectifs du second type ont été ultérieurement assimilés à ceux du premier, et ont reçu un e au féminin : une fort crue est devenu une forte crue. Mais nous continuons à dire : une grand mère1, la grand rue, à grand peine, et vaillamment (au lieu de vailla7ttement), prudemment (au lieu de prudentement), etc\
contribuer à faire prévaloir les cas sujets pire, moindre, sur les cas régimes peieur, meneur; mais mieux n'a pas fait prévaloir mieudre sur meilleur.
i. Il y a lieu de supprimer l'apostrophe, qui est le résultat d'une erreur, car il suppose une forme antérieure grande-mere, qui n'a jamais existé. Sur le féminin grande, voy. § i^i.