UNIFICATION DU PLURIEL
198. Phonétiquement (§ 5o), les flexions françaises toniques des premières personnes du pluriel auraient dû être -ains, -einSy -ins. Mais dès les plus anciens textes on a la flexion uniforme -ons, empruntée selon toute vraisemblance au verbe esse : en effet sùmus a donné régulièrement sons, à côté de quoi on a la forme analogique sommes (voy. la note du § 199), qui a prévalu pour le verbe être.