‹ Manuel de phonétique et de morphologie historique du francaisChapitre 92 sur 127 · Voy. § 192, note · texte numérisé non relu

Voy. § 192, note

l'indicatif présent. — § 200. 211

199. Les flexions toniques -atis, -etis, -ittSj devaient donner régulièrement (§§ 12, 20 et 25) : -e% (-iicç après palatale), -ei^ (puis -0/^), -i^. La flexion -i% existe dans les dialectes, mais a été remplacée de très bonne heure dans le français propre par -ei%, -oi^y qui lui-même s'est effacé plus tard devant ~e%. Gomme d'autre part -ie% s'est assimilé a -t\ dans aidiez etc., aussi bien que -1er à -er (§ 193), on aboutit, pour la seconde personne du pluriel, à une flexion uniforme, sauf que estis du verbe esse donne estes, êtes1.

200. A la 3e personne du pluriel, -ant, -ent, -unt se confondent (§ 7, U) sous la forme française -ent. Cf. S 70. Toutefois, comme -iuni de la 3e conjugaison s'était réduit à -unt en latin populaire, et comme habent s'était vraisemblablement assimilé à sunt, on avait, pour les verbes faire elavoir, les formes *habunt et *facunt, qui ont produit régulièrement ont et font (£ 3q), semblables à sont. Pour une raison inconnue, le d intervocalique de vadere était tombé dès le latin populaire, de telle sorte que *vannt a donné vont. Lorsque la voyelle du radical n'est pas a, la désinence -//;// se maintient sous la forme -ent, et le c* qui précède tombe régulièrement: dicunt, dient ; cf. § 222, h.

Sous réserve des quelques exceptions signalées, on

I. On attendrait rz (cf. eccislos donnant ecz, ces); mais le latin populaire *esumus, *esmus, à côte de surnus, avait produit ermes, avec un t appelé par le groupe de consonnes sm ; sommes (au lieu de sons) et estes proviennent «ans doute d'une analogie avec esmes,

peut donc dire que, au pluriel de l'indicatif présent, les quatre conjugaisons latines se sont réduites à une seule, avec les flexions -ons, -e^, -eut.

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