‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 1 sur 185 · DU NOUVEL ÉDITEUR · texte numérisé non relu

DU NOUVEL ÉDITEUR

Les jeunes gens qui ont, comme on dit, fini leurs classes, et qui songent à prendre une direction, soit théorique, soit pratique, pensent qu'ils peuvent indifiëremment choisir telle ou telle science, menant à telle ou telle carri^, et entamer leur instruction définitive aussi bien par la physique ou la chimie s*ils veulent devenir industriels, que par la physiologie s'ils veulent deveiur médecins , ou par l'histoire et le droit s'ils veulent devenir administrateurs et magistrats. Et comment penseraient-ils autrement? Jamais personne ne leur a enseigné qu'il y eût aucune connexion et hiérarchie entre les sciences; ils ne commenceront à s'en douter qu'empiriquement et lorsque, engagés dans leurs études spéciales , ils rencontreront sur leur chemin les lois générales, à eux ou inconnues ou mal connues. Comment penseraient-ils autrement? Ce qu'on leur a inculqué sous le nom de philosophie n'est qu'une série de déductions métaphysiques, complètement étrangères à la connaissance réelle, et laissant en dehors aussi bien le monde inorganique que le monde organique; c'est-à-dire la somme des choses accessibles à l'esprit humain , l'universalité de ce qui peutétro su. Comment, enfin, penseraient-ils autrement? Une fois qu'ils sont entrés dans une science, l'enseignement qu'ils reçoivent les y parque rigoureusement ; il semble que chaque science n'existe que pour soi et n'appartienne pas à un ensemble; à un ensemble qui, au fond, est la seule^ la vraie philosophie. C'est à rectifier un pareil point de vue qu'est essentiellement destinée cette préface.

Rien n'est organisé à cet égard. L'enseignement supérieur est, dans notre pays, divisé en trois parts tout à fait distinctes; et l'équivalent d'un pareil état de choses se trouve dans toute l'Europe. Ces trois parts sont : les études inorganiques, l'étude de la vie, et celle des lois et de l'administration. Les sciences inorganiques ont leur centre dans l'Ëcole polytechnique. Les hommes illustres qui fondèrent cette institution eurent une claire idée de la hiérarchie scientifique autant que cette hiérarchie pouvait être conçue de leur temps :

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