‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 100 sur 185 · DÉGLUTITION. U · texte numérisé non relu

DÉGLUTITION. U

?s (le CCS organes n'est point la môme, car les muscles dd pharynx ont dés fibres niiives noueuses et des faisceaux primitifs striés en travers, ce qa*on ne voit pas $ le reste du canal intestinal. Mais on peut aussi attribuer le phénomène à une *rence dans Tinfluence nerveuse : 1" en admettant qlie la partie inférieure de la c vague, qui forme les plexus œsophagiens, perd son caractère de nerf soumis \olonié i)ar son mélange avec les filets du grand sympathique qui viennent s*y Lre, tant sur le trajet du nerf récurrent qu*à Testomac même; 2** en accueillant aothèse d'Arnold, de Scarpa et de Bischoiï (1), qui pensent que la force mo* ï de la paire vague ne lui appartient pas originairement, que cette paire est par même un nerf purement sensitif, et que la force motrice lui vient du nerf Bioire, par le nerf pharyngien et les nerfs laryngés. Cependant la racine de la t vague contient déjà des fibres motrices, et, cpiand on l'irrite, elle détermine coovulsious du pharynx, phénomène dont j'ai parlé il y a longtemps, et que mann a obsené de nouveau dans ces dcrniera temps (2). 'influence motrice de h paire vague sur Toesophage et Testomac n'est pas seule* t soustraite à la volonté : elle est encore limitée. Quelques observateurs, Maie, Yolkmann et moi-même, ont constaté qu'on ne détermine jamais aucun keinont dans Testomac en Tirritant. J^ contraire a été vu cependant par Tieinii, Bischoiï et Longet. Ce dernier prétend que le mouvement n'a lieu qu^au de quelques secondes, ce qui rappelle les parties soumises à l'influence du 1 s^inpathique (3).

Déglutition.

déglutition comprend trois actes. Le premier fait cheminer la bouchée d'alis entre la surface de la langue et la voûte palatine, jusque derrière les piliers leurs du voile du palais ; le second la pousse jusque sur les constricteurs, du fnx ; le troisième détermine sa desœnte dans l'cesophage. Ces trois actes se dent avec une rapidité extrême. Le premier est accompli volontairement par Qscles de la langue, sous Tinfluence du nerf hy|)oglosse; le second s'opère à Ja i^par le concours de muscles qui obéissent aux ordres de la volonté, comme lès les su[)érieurs et inférieurs du voile du palais, mais il n'en est pas moins in-

Iférvi accetsorîi anat, ei physioL Hciddberg, 1832. l|tiei.LRB*s Archiv, 1844, p. 3iï7, 860.

L^nifret, api^ avoir outert la poitrine et I*abdamen chez des chiens, irrita mécanîque- ^ galvaniqueraent les cordons œsophagiens de ia paire vague, préalablement séparés de Isge ( Anat. du syâi» mrv.^ t. II, p. 322 ). Cliez un certain nombre de ces animaux , des 3|}oDS manifestes eurent lieu, non pas instaïUanément, mais au bout de cinq ù six se* » Longet a yu parfois Torgane se partager ainsi en deux portions , Tune p^lorlque, Tautre ^e • et sa coarctation être portée au point qu'il étuit comme étranglé dans ie milieu. Sur feciiiens, les mouvements de Testomac furent difliciles à apercevoir, ou même manquèrent \ÊpmenU quotqo*on fit usage du même mode d'irritation. Iionget , en recherchant la cause ' diflércnce, reconnut que, si Pirritation mécanique ou galvanique des cordons œsophadbirant la chymincation , provoque dans les parois de Pestomac les mouvements les plus ft, GCiix-ci , malgré Tirritation, sont souvent inappréciables, quand le viscère e^t tout à Ity dV>û il conclut que la paire vague n*est pas toujours chargée de la même quantité de Beipreose motrice, et qiie celles:! augmente pendont la digestion stomacale, hypothèse qui |ieo satisfaisante. {Note du trad,)

t *2t DfeniXTTnoec.

Tninnfwr - nr itrr qn'imf hnffc'r tV iKim i i awfBoq^dplwiK a diçmm mt certain pnât de b ingne, Mdewl iiiûbtîMp, F^* «cmenft reine, parte qiie rWirt cfiilrîpHr prB|n0é aB cmeHaw utîoB lesnirile renett de rcBoépkale arec in HN cnlri^ trkou Le inÎBèiiie a lini aniloaiaîreawBt, |Hr iHK> 9m î peuvent JHUB dépeaike de b valoiiiè.

kl avtears obi émb det opinion très diieue&> Foor le coocm,

avoir ue idée eiacte des sitoatioBS qoe pieaBeot ks pflimdi fA

les difireals moarenints de cet orgue. Oa saut qiie le voile di fi

ê chaque côté, deux espèces de coIooms (pflkrs), di^Mirtff i eo «a

amérievs mit formés par les mnsdes gh— »-palatias, cl les pi pharyng^-palatiinL Chaque pilier aolérievr est séfmé dn postérini qui kg? Famygdak. Cet écanement tient à ce que le pilier vÊb sur ks côtés de h lagoe, eC k postérienr sur les côtés da phayi ^ haut ib oonvergent Fan vers Tantre jiisqo*j| la luette, qni peut »

comme k point de départ Suivant Diondi (I), les deux piliers ai

concert avec b langue, Toffice d*an mosde eqihincier, et c'est anc

considérant coUectÎTenient on kur donne k nom de coBstrictenr

» gosier. Lesdeux piliers posténenrs prodoisent le même effet, qa

d'insertion en haut et en bas sont fixés. Or, le voile da palais étant 1

péristaphylin externe, quand les piliers postérieurs se rapprocbes

■ i kur partie inférieure, par b contraction da pharynx lui-mè

muscles pharjngo-pablins doit faire qu'ils se rapprochent ég^iki I leur longueur, i l'instar d'une paire de rideaux, et qu'ainsi le p»s

v entre eux se trouve réduit à une espèce de fente, un peu plus

1 Dzondi a fait voir que, durant b déghitition, les piliers postériem

au point d'arriver presque à se toucher. Si Ton eiplore le fond d( I doigt pendant qu'on essaie d'avaler, ou si, après s'être placé de\

! avoir abaissé la bngue, on fait des efforts de dentition, on voi

chement a lieu réellement, et qu'il permet aux muscles phani^ f duire un pbn incliné d'avant en arrière et de haut en bas, qui en

d'aliments de se porter vers la partie supérieure du phar} n\ et térieure des fosses nasales. La luette est alors relâchée et pend 1 qui reste encore béante entre les piliers. J'ai répété ces expérii trouvées exactes. G*est donc à tort que la plupart des auteurs attr des fosses nasales, pendant b déglutition, au soulèvement du voi] vement qui ne pourrait pas établir une séparation complète entre le phénomène est toujours dû au rapprochement des piliers posti Bidder (2) a bien obser\é, sur un sujet vivant, chez lequel ui mettait d*examiner par le nez b surface du voile du pabis, que

(4) Die Functionen deê weichen Gaumem, Halle, 1831.

(5) iVdie Beobachtnngen ueber die Bewegungen det weichen Gaumem*, Do KoiiLT dans Fmiibp'i Neue Notiten , 18&0, n« 35, p. 220. C.-E. Nck6€riia' reipiratioM^ deglutitione obeertfationeê quctdam, Bonn , 18A4.

» DÉOLUTiTlQN. 4Sf

aut la déglutition, jusqu'au point de deTenir horisontal; mais il ne me> que cela puisse apporter aucun changement essentiel au* plan incHné chs liaryngo-palatins, car rélévadon du voile du palais et la formation d*un i6 scmt deux phénomènes qui n'in^liquent pas omtradiction. lesbphage, qui n*est pas susceptible de monvements ▼«donlaires, chaque^ r k bouchée détermine Tampliaticm est soUidté par sa présence à se con- Qtte contraction ondulatoire marche avec une grande rapidité,' comme on ml s'en convaincre chez un cheval qui boit C'est seulement lorsque les ■cmt trop volumineuses, et les mouvements dç déghitition trop rappro- ,1e mouvement s'exécute avec lenteur, et que la progression du bol cause llèor. Les bouchées d*aliments et ks gorgées de liquide sont à chaque idbppées de parois contractiles, qui s'appliquent immédiatement sur elles : patoe n'a pas lieu chez les moribonds, quand l'œsophage est àéjjk paralysé,, les boissons le traversent en produisant un gargouilleûient pavements du troisième acte sont purement involontaires. Us dépendeia I musculaires de l'œsophage, qui, dans aucune circonstance,, n'obéisseiit; ctions de la volonté. Les muscles qui agissent pendantle aeçxNid sont suSfde mouvements volontaires, comme ceux de lâ-langi^, du v<nle du palais irynx^ en effet, pourvu que l'arrière-gorge soit humide, on peut, sans iments dans k bouche, exercer volontaireipentdes mouvements dedégluoiqu'il ne soit pas possiUe de les répéter souvent à k suite les uns des m peut aussi provoquer volontairement une partie de ces mouvements, par e rapprochement des piliers postérieurs du voile du palais, sans qu'il soit

besoin d'avaler. £n examinant k fond de sa gorge dans un miroir, on a conviction que, même hors du cas de k déglutition, notre voknté peut e l'influence sur ks muscles du pharypx. Mais quand {rfuskurs de. ces nts, par exemple ceux de k langue et des pilkrs postérkurs du voik du iccomplissent simultanément, par l'effet soit de k voknté, soit d'une le excitatrice, tous les muscles qui à|q[>artienn^t à k déglutition et les ors entrent d'eux-mêmes en jeu, et la moindre parceOe d'aliment, i&

boisson, qui dépasse une cerUine limite de k cavité orale, doit irrésis-

être avalée (1).

it la déglutition, le larynx s'élève : ce soulèvement, joint à k pression

1 arrière qu'exerce la langue, applique l'épigktte sur l'entrée du krynx,

re que les aliments ne peuvent point entrer dans ce dernier.

die (2) a confirmé, ce que savait déjà Galien, que k glotte se ferme peu--

églutition. Mais il a été trop loin en sontonant, d'après des expériences

ûimaux, que l'abktion de l'épiglotte n'empêche pas l'accomplissement de

n. En admettant que le fait fût constaté, les nombreux exemple^ qu'on

féritables ophidîent ont les deux moitiés de lear mftchoire infifirienre, et joaqn*à un nt aussi celles de leur mâchoire supérieure , susceptibles de s'écarter Tune de Tautre. » longs os articulaires de leur mâchoire inférieure, qui sont suspendus i des ot tem- •biles, permettent au pharynx d*acquérir des dimensions énormes. La déglutition -tient comme Ta très bien dit Rudolphi , à ce que les organes chargés de TaocompUr vont, tes se mouler sur la grosse proie qu*il s^agit d^eogloiiUr. M. sur Vusage de VépigloUe dans la déglutition, Paris, iSiS. .

U22 MOUVEMENTS DE L*CBSOPHAGE.

connaît de phthbie laryngée, et les expériences de Reichei (1) démontrent queb perte de Fépiglotte entraine une grande gêne de la déglutition (2).

Chez les cétacés, la partie 8U])érieurc du laiTnx,' qui affecte ici les formes àm bec, se relève vers les cavités nasales, et les aliments, pressés par la langue, escendent sur les côtés du larynx, pour arriver dans le pharynx.

Le voile du palais, et généralement aussi Tépiglotte, manquent chez les aninii qui n'appartiennent pas à la classe des mammifères.

Moufements de Toesophage.

Magendie a observé, et j*ai constaté le fait , que la partie inférieure de ra* | phage exécute des contractions rhythmiques hors du temps de la dégintitkm. contractions se dirigent vers le cardia, et sont rapides; elles durent enviroo demi-minute, et, suivant Magendie, se prolongent d'autant plus (jusque dhi nutes) que l'estomac est plus plein. Elles font place peu à peu à un état derdhj chement, bientôt suivi d'une nouvelle contraction. Magendie n'a pn pendant la durée de cette dernière, à faire rien passcT du contenu de Te dans Tocsophage. Durant le relâchement , les Uquides glissaient par le seul tti leur pesanteur. Ce qui arrivait de cette manière dans Fcesophage était rejrtéi de suite (ce qui avait lieu rarement), ou chassé dans l'estomac par les cont tiens du conduit ( ce qui était le cas ordinaire). On ne doit donc pas se le cardia comme étant toujours clos avec la mOme force. Le relâchement être plus fréquent encore dans le cas de dyspepsie, et il rend raison des jnèncs de Féructation, de la régurgitation, soit que les contractions de Yt chassent le contenu du viscère au moment de l'ouverture du cardia, 9oit rapetissement de la cavité abdominale , conséquence de l'action du dia| exerce une compression sur reslomac.

Les expériences de Magendie, Legallois et Béclard ont montré que, vomissement , l'œsophage exécute un mouvement antipéristaltiqùe, c'esln contraire h celui qui a lieu durant la déglutition. Après avoir injecté de Vi dans les veines, ils ont vu les mouvements de ce canal continuer, mémo avait été séparé de l'estomac.

(1) De U8U epighttidis, Berlin, 1816.

(2) RuDOLPHf , Physiologie, I. Il, p. S78. — Loxd, Vit'iseciionen, Copenhague, 1855,^1^ Longet (Àrch, gén, de méd,, 1841) a reconnu, après Texcision de rôpiglolle ctiei les ctioi^r si les aliments solides passent facilement, il n'en est pas de même des liquides, doiitli< tiliun est suivie d*une toux convulsivc. Il rapporte un grand nombre de faits pati Tappui de celle assertion , et conclut qu'on a eu lorl de regarder IVpiglotlc comme n*( nécessaire à rinlégrilé de la déglutition. Cet organe sert, dit-il , à diriger dans les deai du larynx les gouttes de liquide qui, après la déglutilion, s'écoule le long du plan indiK< base de la langue, et à en prévenir la chute dans le vestibule sus-gloUlquc. Il a constaté, «r que, dans le second temps de la déglutition, dans le vomissement et dans la nimhiatloii, " sion de In glotte continue de s'effectuer après la paralysie de tons les muscles Inli larynx, par l'arlion des constricteurs inférieurs du pharynx et des palato-pharyngieis, résulte que les mouvements de la gloUcqui accompagnent ces trois actes sont scamisà ' agents musculaires que ceux qui resserrent cet orilice durant la production des eaux rcspiraloirçs, ( Noie dm trd*}

MOUVEMENTS DE L*ËSTOMÂG. U%i

Mouvcmeoto de l*eslomac

itaut les contractions du robnste gésier des oiseaux granivores sont énergiques, it Inaction mécanique des dents qui garnissent Festomac d*un grand nombre ■ustacés et d*orthoptères est puissante , autant , d*un autre côté, les mouvets de l'estomac membraneux sont faibles dans Tétat de santé. A la vérité, quand nvre un chien ou un lapin vivant, on voit que les parois du viscère ne forment jne enveloppe flasque à son contenu ; mais il n*en fait pas moins un contraste )ant avec les mouvements péristaltiqucs continuels des intestins, mouvements Kcitc surtout l'action irritante de l'air atmosphérique. Cependant l'action de imac doit être plus énergique chez les animaux, où les égagropiles, formées ymh que ces êtres avalent, montrent souvent des traces sensibles d'un raorivet de torsion ou de circumduction.

suit de là qu'on se trompe beaucoup lorsqu'on attribue aux mouvements de imac ime grande influence sur la comminution des aliments. Je n'ai jamais vu ictement les mouvements péristaltiques de ce viscère (1); c'est pourquoi j'en donner la description d'après Magendie^ Pendant les premiers temps de la ition, l*estomac reste uniformément distendu; plus tard, la portion pylorique mtracte dans tonte son étendue : c'est là que les aliments convertis en chyle mnulont, tandis que ceux dont l'altération n'a pas encore été portée si loin , îorcnt dans la portion splénique. Les mouvements péristaltiques persistent , nt iMagendie , même après la section de la paire vague. Voici en quoi ils Btent : après que l'estomac est demeuré quelque temps immobile, le commen- Dt du duodénum se contracte, ainsi que le pylore et la portion pylorique ; ce «ment chasse le chyme vers le duodénum, et il franchit le pylore, quand les nts ont subi une dissolution sufiisante dans l'estomac. I^es mouvements se ent ])lu$ieurs fois; après quoi , ils cessent , pour se répéta" après un laps de I déterminé. Quand l'estomac est plein, le mouvement se borne à la partie la roisine du pylore; à mesure que le viscère se vide, le mouvement s'étend, et t par gagner aussi la portion splénique, lorsque l'estomac est presque vide, luinont a observé les mouvements de l'estomac chez un homme qui, par suite [»up de feu, portait une large fistule stomacale, dont les bords adhéraient aux ; du bas-ventre (2). Hors le temps de la digestion , Testomac est contracté. ue les aliments parviennent dans son intérieur, il se meut de gauche à droite, g de sa grande courbure, puis de droite à gauche, le long, de sa petite cour- Beauniont a reconnu que les contractions semblent partir des fibres circusituées à dix ou quinze centimètres de l'extrémité du pylore, et que ces fibres, leltes il donne le nom de ligament transversal , produisent alors une espèce

lionget ( AnaU du jys(. nerv., U II, p. 318), ayant remarqué qu*ili sont plus manifestes I de la cfaymificalkm, pcpse que ceux qui ne les ont point vus les ont cli^erchés trop tôt IngetUoa des aliments. Il les a troufés quelquefois très apparents, surtout vers le pylore, le, le plus souvent , ils Ke produisent, même en ce point, d'une manière lente et |ieu sen*

( Noie du trad, ) EÊtperimentê and okservationt on the gaêtrie Juice and the pkjfswloffy of digatUm. Bos- 83&.

Page 1