‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 101 sur 185 · RUMINATION · texte numérisé non relu

RUMINATION

d^étrangicment Ix)ri»(|uc, vers la (in de la digcstiou, il introduisait la boule d'an thermomètre dans cette région , il rencontrait d'abord une résistance due ï m commencement de contraction, mais qui ne tardait pas à céder; alors la boule éok attirée de dix à quinze centimètres vers le pylore, avec une certaine force, pà reix>us8ée au dehors avec un léger mouvement de torsion, (fui allait cepeadvi quelquefois jusqu'à lui faire décrire une révolution entière ; s*il laissait riosUinaK libre, il le voyait pénétrer jusqu'à quarante centimètres de profondeur, par cmséquent fort avant dans le duodénum, et il avait alors de la peine à k retirer; ■■; au bout de quelques minutes, le tube sortait spontanément de dix à quimecolimètres, et il devenait très facile de le retirer tout à fait Quand on Taifospii gauche du ligament transversal, on pouvait le mouvoir en tous sens, et il s la plupart du temps vers le cul-de-sac, sans néanmoins être attiré et reteno, il 1 était du côté droit A droite, chaque mouvement vers l'intestin dunîtdeéij à cinq minutes environ ; pendant le mouvement en sens inverse, dont la ié était la même, le ligament transversal se relâchait, et le chyme était pooséfoi^ cul-de>sac, où bientôt il recevait de nouveau une direction opposée. Ca mm ments se répétaient jusqu'à ce que l'estomac fût vide.

Jji pylore paraît être tout à fait clos au commencement de la d^estioft Si occlusion peut être assez forte pour que, suivant lYepfer, Tîedemaim et GA il ne laisse rien échapper, même après que l'estomac a été^paré do coqii nethy soutient que, dans l'homme, les boissons mêmes ont d'abord delà pÔMi franchir. Cliez une personne qui s'était empoisonnée avec de l'opium, et qui de succomber, avait bu beaucoup, il trouva la totalité du liquide encore ooM^ric] dans l'estomac. Suivant Magendie , l'estomac absorbe la plus grande pvtit boissons; cependant , chez le cheval , non seulement l'eau traverse rajpidenKi pylore pour arriver jusqu'à l'ample cœcum, mais encore une partie du foomst franchit avant d'avoir été dissoute. Coleman ût boire beaucoup d'eau à un au bout de six minutes, il la trouva parvenue jusqu'au caecum (1). Vers bit la digestion, le pylore paraît opposer moins de rés^tance; car on sait qu'il i*< même pour laisser passer des choses non digérées, telles que des noyauide et auUTs corps plus volumineux encore. Home prétend que l'estomac se dans le milieu pendant la digestion ; Tiedemann n'a rien vu de sembbbie chiens, ni moi non plus (2).

Ruminatioo.

Chez les animaux ruminants, l'œsophage conduit immédiatement dans h | et le bonnet à la fois ; mais il se contmue aussi avec le feuillet par un D'après les obsenations de Flourens sur la brebis (3), les aliments, de

(1) AoBnivETHY, Physiol. lecl., 180.

(3) hon^€i {loc. cit., t. II, p. 319) a remarqué pluiieurs fois sur des cfaieniolte' qui pourtant est loin d*étre constante, et que Bérard ( Voy. Ricbbiaxb, PkyswUgki lion , t. f , p. 2^1 ) a rencontrée une fois chei un liomme qui était mort d'aoriëcil instants après son repas. (Note 4» tr^

(3) Revue encycl,^ 1831, p. 5h2.—Mém. d*anat, et de physiol, rc»mp., 1844* |>> Sl"^ la critique des expériences de Flourens, dans G.-C. Haubhbi. Ueber die Wiederkaeucv nnch Versuchen. Anclani, 1837.

Ff

VOMISSEMENT. /i25

aturc qu*ib soient, arrivent d*abord dans les deux premiers estomacs à la ibis, où s sont ramoHis par la salive et les sécrétions de ces organes; puis ils reviennent à I bouche par une sorte d'éructation, y subissent une nouvelle mastication, et sont raies use seconde fois. Pour connaître ce qui arrive après cette seconde déglutilOQ, Fkrarens imagina de pratiquer un anus contre nature à chaque estomac, sur es animanx divers. L'ouverture, qu'il pouvait fermer, lui permettait d'obser\er e qui se passait dans le viscère; Les aliments ruminés descendent bien encore en •rtie dans la passe et le bonnet ; mais la plus grande partie suit la demi-gouttière te Toesophage, et passe dans le feuillet. Flourens explique de la manière suivante I diversité de route que les aliments suivent après la premièi:e et après la seconde léglotitîon. Dans la première, la bouchée est volumineuse, elle élargit l'œsophage IBX dépens de la demi-gouttière, et parvient nécessairement dans le premier esto- BK. La seconde fois, les aliments sont mous, et, ne distendant plus l'oesophage, b en suivent la gouttière, ce qui n'empêche pas cependant qu'une petite partie misse arriver aussi dans la panse. Si les contractions rhythmiques , qui ont été bservées par Magendîe et par moi à la partie inférieure de l'œsophage, ont lieu nasi chez les ruminants, elles. doivent rapprocher les lèvres du demi-canal qui

dans le feuillet, et le transformer en un canal entier, que les aliments très peuvent bien traverser, mais que les bouchées volumineuses, commo

de la première déglutition, ne peuvent manquer non plus de distendre (i).

^Joant au vomissement , Flourens a trouvé que, si les deux premiers estomacs

i^asent aisément les aliments pour qu'ils aillent subir la rumination, le quatrième,

1^ Faction duquel a lieu le vomissement proprement dit, ne peut être que diffici^

KKient déterminé à produire ce mouvement (2).

VomissemcDt.

le vomissement est un mouvement antipéristaltique de l'estomac (parfois aussi tane partie de l'intestin) et de l'œsophage, accoinpagné de nausées et de contractas violentes des muscles abdominaux et du diaphragme. Il peut être excité par ^ite irritation vive qui agit sur le pharynx , l'œsophage, l'estomac ou le canal Mstfnal, soit immédiatement , soit d'une manière indirecte, par rintermédiairc ^ nerfs; il peut aussi survenir spontanément, lorsque la circulation amène, autres parties du corps, les agents propres à stimuler ces organes. En effet , le ^ïnissement est provoqué par le chatouillement du pharynx avec une plume ou œ le doigt, même par la présence d'une bouchée d'aliments qui y fait un trop K^ séjour, par toutes les causes capables d'exercer une stimulation mécanique !■ chimique sur l'estomac, par l'inflammation de ce viscère et du canal intestinal , i:r une hernie étranglée ou une invagination de l'intestin, par l'irritation du ccr- !^n, par la cessation de l'influence cérébrale, suite de la section ou de la ligature t la paire vague, quelquefois même par les mouvements qui s'associent à la toux, i:^ les plaies de tête, par l'injection du tartre stibié dans les veines. Tous les sti- %)bnts dont l'application locale est modérée favorisent les mouvements péristal- ^œs des parties avec lesquelles ils sont mis en rapport, renversent la direction

(I) Comp, Bbbtbold, Beitrœge zur Anatomie* Gœttiogue, 1831. Ç2) Mém, de CAcad. da se,, t XII.

426 vaMi:u>E3nufT.

de ce» moQf emeiM:», li>r9qa'Ai agisBent a^ec plos ifinteaské, les rendent aDlijM» ■ i uitifpMs, et détenniDnilaiDB, par le coosensoB des nerfi^ des nKmfenatiAi l| les astres parties qui cooconrem aa fCMussemeat, bien que ces demièRii'àl m rien renenii de TirriiatioD première. Soivant Dnodi , h atmtion des piUmpié Iki rieurs dn voile palatin est la même dans le i omiaBenient que dans la déglriÉH(| ib se rapprochent Tun de Fantre, pour produire on plan ÎDcliné èepim k{ JBsqu*^ h paroi postérieure dn pharynx; la partie postérienre dn ToOe piliitj trouTe par là un peu relerée, en même temps que la luette est raccourcie jBrlkj tion de son muscle propre, de sorte que les matières Tomies ont une foie pour arrif er à la bouche, en évitant le nez : cependant cette dernière n*est pas toujows remplie « attendu que les piliers postérieurs dn voik même en se rapprochant Tmi de Fautre, bissent encore entre eux un espace! qui permet aux madèresde paoKr de la partie inférieure du pharynx danTuMlii ture postérieure des fosses nasales^ Les animaux carnassiers vomissent fKâenaipk les chevaux le font avec beaucoup de peine.

Bavie, Chirac, Senac et J. Hnnter avaient élevé, contre la pacticîpationde! tomac au vomissement, des doutes que Haller s*était attaché à détruire, les a reproduits; il a soutenu que Festomac est inactif dans le TomisseiiMBt.i celui-ci dépend uniquoment de la compression qu'éprouve le viscère lorsifnl cavité du bas-ventre vient à être rapetissée par la contraction réunie desmoMi abdominaux et du diaphragme. Il assure n'avoir jamais \n Festomac se cqhmI^i chez les chiens dans le ventricule ou dans les veines desqnds un vomitif auil4 introduit : quand on retirait Forganc de Fabdomen, le vomissement n'avait pi mais il survenait dès qu'on n^plaçait Festomac dans le ventre. La pression iveti iiiain remplaçait les muscles abdominaux : quand ceux-ci avaient été coupés, I (lia|)hragmc déterminait encore le vomissement avec le concours de la ligne ! La section des nerfs diaphragmatiques empêchait qu'il ne se manifestât Quadi remplaçait Festomac par une vessie de cochon liée à Fœsophage, le voi avait lieu par les mêmes causes que celles qui agissent quand l'estomac eA Maingault s'éleva contre ces assertions ; il avait observé le vomissement aprtej section du diaphragme et des muscles abdominaux. Son opposition donna lieaiJ nouvell(^s rechcrchi*s. La commission de l'Académie trouva que, sans une extérieure sur Festomac, il n'y a pas de vomissement, mais que cette presM pas iK'soin d*étre forte ; ({u'après la section des muscles du bas-ventre et U l\si(> du diaphragme, les liquides |)euvcnt être chassés dans Facsophage par le i fait (lu rapprochement des côtes inférieures, à la région épigastrique ; H lui-même, à l'cxcc])tion des contractions circulaires, indépendantes du v( ment ( ? ), à la région du pylore, no lui offrit aucune trace de mouvement, que Uudolphi en a observé même après la section des muscles du bas-ventre (l^j

l/ex|)éricncc de Magendie avec une vessie de cochon ne prouve rien, eti (lol|)hi fait r(*marquer que Finjcction de l'émotique dans les veines doit Fa'so|)hage à exécuter des mouvements antipéristaltiques, capables de sout

(1) On |MM)l consulter l'ouvrage de Lund, pour connaître les expériences de Portilt (Ion, Ilédurd et Mérul contre la llicorie de Magendie, cl celles dcRostan, Piédagod et (ii^ dret en faveur de cette théorie. Elles n'ont pas répandu un bien grand jour surKAit*^ qucslion.

,VOMIS8<SMB^T, U7

îhu de cette vessie, doul, saus eeb, il n'y aurait^U'uue très |)ctite partie reaa dehors. D'ailleurs, Texpérience elle-niême cesse d*avoir la moindre portée li'on réfléchit que la contraction de Tcesophage au cardia étant ce qui empêche nlenu de l'estomac de remonter dans le canal, la section de ce dernier à sa ion avec le viscère devait détruire cette cause, de manière que tout liquide wnque pouvait ensuite s'écouler aa moindre effort. Une drconstance impor- , qui n'a point été appréciée jusqu'ici, est le resserrement insensible qu'ère l'estomac, dont le volume diminue sans qu'on aperçoive de contractions aucune de ses parties. J'ai souvent observé ce phénomène à des époques où missement n'avait pas lieu. Du reste, il me parait indubitable que l'estomac ite des contractions pendant le vomissement, car on les seul d'une manière distincte ; mais on a exagéré le rôle que joue alors ce viscère, dont l'irrita- »€ut se transmettre, par sympathie, à d'autres muscles, notamment à ceux ai»- ventre et au diaphragme. Cette transmission n'est même pas une simple cture, car j'ai vu plusieurs fois les muscles du bas-ventre se contracter lorsque ais le nerf splanchnique dans la Cavité abdominale, où il est assez facile de luver, chez les lapins, au côté interne des capsules surrénales. Or; comme rf établit une connexion entre le grand sympathique et le plexus codiaquc, de aussi le grand sympathique communique avec les nerfs rachidiens, et par avec la moelle épinlère, il suit de là que l'irritation du nerf splanchnique se transmettre aux nerfs rachidiens des muscles du bas-ventre, par Tinteriaire de la mpelle épinière, et qu'ainsi ces muscles peuvent être déterminés pathi({uement à se contracter dans les irritations de l'estomac, par l'intermé-* re du plexus cœliaque et du nerf splanchnique. •

ctte observation me fait paraître invraisemblable la théorie que Magendie le de l'efiet des vomitifs. Il admet que ces substances, administrées par la de Testomac, commencent par s'introduire dans le sang, et qu'alors elles tent les organes qui concourent au vomissement, ainsi qu'il arrive lorsqu'on :te une dissolution d'émétique dans les veines. Si le nerf splanchnique peut ter des convulsions dans les muscles du bas-ventre, U est presque prouvé que amissemcnt, à la suite d'une prise de vomitif, résulte de la propagation de talion nerveuse, et il n'y a pas moyen d'expliquer autrement celui qui est oqué iKir une irritation mécanique de l'estomac, de l'intestin et du pharynx, la gastrite ou par l'entérite (1).

. donc il est très vraisemblable que, quand un vomitif a été introduit dans >mac, les mouvements qui caractérisent le vomissement sont le résultat d'une [Mthic nerveuse ayant le viscère hii-môroc ï)our point de départ, et si, en e, It* fait est certain pour ce qui concerne les irritations mécaniques des ors digestifs, l'entérite et la gastrite, on se demande si, en déterminant le vomis- •nt, l'estomac et l'intestin propagent l'impression, ou par la paire vague au eau, ou par les nerfs grand sympathique et splanchnique au cerveau et à la Hc épinière , de manière qu'ensuite les mouvements dont le concours est ssairc |)our amener le vomissement, aient lieu par une action des nerfs ra-

) Voy. Magrndib, dans Nouv. buU. de la Soc, pAtlom., t. III, p. a60« — Art. Vokissimbnt Hctionnaire de médecine et de chirurgie pratiquée f t XV, p. 765.

428 MOUVEMENTS DE L'INTëSTIN.

chidieus sur les muscles abdominaux et le diaphragilie, dont le point de dépait n au cerveau et à la moelle épinière. L'observation précitée sor I^ptitode do nerf s])lanchnique à exciter des convulsions dans les musc^du bas-Tentre, pnHiTeb part que ce nerf prend à la transmission dont il s*agit ici. Le voniissenmt pv suite d*uiie irritation du pharynx, organe dans lequel se répandent surtout es branches de la paire vague, atteste également que celle-ci^iticîpe à cette triBr mission. Il est donc vraisemblable que la transmission de l'irritation s*epèrpàii fois par le nerf ^lanchnique et jMr la paire vague, lorsque des TomitifeagÎHal sur Festoma&ctrintestin.

Le vomissement qui succède à la section et à la ligature de la paire Tigne (1i s*explique de la même manière. La ligature de ce nerf, et aussi la contnaioD ioièparable die la section agissent sur le cerveau, et, comme les bout^du cordon ocntn doivent nécessairement devenir le siège d'une inflammatiou, l'ioDqMiessioo qwlr bout supérieur fait sur le cerveau est la même que celle qui a lieu quand loflrti par lesquels le nerf se termine à l'estomac viennent à être irrités dans la pabitt^ et le même phénomène, c'est-à-dire le vomissement, survient dans les dm es La section d*autres nerfs, celle, par exemple, du nerf optique dans rextirpatioo è bulbe de rœil, détermine aussi quelquefois le vomissement, qui alors estaccoipagné d'autres accidents nerveux.

Brachet pense que la transmission de l'impression par la paire v^uc preod/af au vomissement, parce que, dit-il, quelle que soit la dose i laquelle ooaMnistre les vomitifs et les purgatifs chez les chiens auxquels on a fait la s ces nerfs, l'impression est nulle. Cette assertion est en contradiction flagnalei» le fait bien connu que les chiens vomissent spontanément après l'opénrtioo.

Il se présente encore une question à résoudre, celle de savoir comment ^j0^^ les vomitifs qui arrivent dans le sang sans avoir passé par l'estomac GeiMt-i mène n*est pas parfaitement clair, ou plutôt nous ne possédons pas éefàt^l santspour en rendre raison. Au fond, le résultat est le même, qu'âne irrîMiB agisse sur la surface d'un organe, ou immédiatement sur son parenchyme, prfr tcrmédiaire du sang ; car, par exemple, l'arsenic détermine une gastriie i* même qu'il a été mis en contact avec des organes autres que l'estomac. D'jp cela, il semblerait que Témétiqne introduit dans le sang agit par les i sanguins sur les organes qui accomplissent le vomissement Mais on estcat^ dans le doute de savoir si son action porte sur les excitateurs organiqnes de vemcnts, le cerveau, la mocDe épinière et les nerfs, ou immédiatement*" organes mobiles eux-mêmes (2).

Mouvements de Tintestin.

Les mouvements vermiformcs ou pérlstaltiqucs de l'intestin, aussi involoBBiJ que ceux de l'estomac, paraissent faibles pendant la vie, et n'acquièrent | rapidité que dans le cas d'une irritaition nerveuse qui se propage au canal lot dans la dysi)epsie et notanuuent dans la diarrhée. Ou les distingue à peine un animal dont le cori)s vient d'être ouvert ; mais rhnpression de l'air ne ta* ^

(i)' Maybr, dans Tiedemann^s Zcitschrift, t II, p. 62. (2) Comp. RuDGE, Die Lehre vom Erbreeken, Bonn, i8à0«

SAUlVE. 439

ur coQiaidiiiquer .une vivacité extraordinaire : les inteatins s'étèveiit et s'abaissent, ont dieraiiior leur contenu, gâiéralenient de haut en bas. Les contractions onatoires se succèdent à des intervalles marqués. Si l'on fait agir sur l'intestin ^ irritation mécanique, chimique ou galvanique, il se resserre peu k peu dans tdroît où porte t:eCte dernière ; la contraction atteint son plus haut degré quand k rirritation a agi, et eUe diminue ensuite aussi graduellement qu'elle f(eU olîe. Quand on dirige un fort courant galvanique sur le nerf splanchnique ou le plexus cceliaque isolé, les mouvements acquièrent phis de force ; iJfgîection la paire vague ne les siipprime pas [dus qu'une lésion du grand àyinpathique : persistent après Texasion du canal intestinal

in parcourant la kwgoeui! du tube intestinal, kcontenu de cet<H|;ane estdéiillé peu à peu de ses parties nutritives par l'absorption, et le résidu, qui consti-

les excréments, devient de plifs en plus consistant dans le gros intestin. Le lincter de l'anus est continuellement contracté, si ce n'est au moment de la défér km. 11 parait avoir, comme tous les muscles, un faiUe degré de contraction rmanente^ dont on acquiert du moins la preuve lorsqu'on coupe les antagonistes

cet organe. Mais Faoeumulation des excréments dans le rcaum, et l'irritation fils y déterminent, contribuent surtout à accndtre la amtraction du sphincter, ni persiste jusqu'à ce qu'elle soit obligée de céder aux efforts que ces matières Ht pour sortir. La vobnté peut bien la rendre plus énergique, mais il n'est pas 0 son pouvoir de la bire cesser. L'expulsion des excréments peut quelquefois, Baad ces deniiers scmt mous, ôtre déterminée par la seule contraction involon- ■re du rectum, sans le concours des parœs abd(Mninales, comme Logailois et Mard (1) disent l'avoir vu après l'enlèvement des mwmks du bas-ventre. Mais, dinairement, elle exige, d'un côté, l'action de ces muscles et du diaphragme i>r rétrécir la cavité ventrale, de l'aufere, celk^ du releveur de l'anus. Tous ces ^Tements de muscles soumis à la volonté ont lieu, comme dans le vomissement, >Qe manière involontaire et spasmodique, lorsque les excréments exercent sur le tum une irritation prolongée et très vive. D'un autre côté, ils peuvent être passés par les lésions et les maladies de la moelle épinière et du cerveau*; quand ^ le sphincter de l'anus vient à se.relâcher, la défécation a lieu involontairei^t. Une constipation ofnniàtre, au contraire, est le résultat tant d'une coutrac- ^ spasmodique soutenue que de l'atonie du gros intestin. Suivant Krinier, la ^ion des nerfs phréniques et la paralysie du diaphragme ne suppriment pas la ^tion; mais celle-ci ne peut [dus s'effectuer, chez les chiens, lorsqu'on détruit inuscles du bas-ventre, ou qu'on cou[)e la moelle épinière entre la cinquième "tèbre dorsale et la sixième.

Page 1