‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 103 sur 185 · V. f i7., duc. i 820, p · texte numérisé non relu

V. f i7., duc. i 820, p

[l^U suc r.ASTRTQUE.

chez les «rnassiers, les brebis h la mamelle, les clievaiix nourris de foin, ci V^ lapins nourris de pain, d'herlx» et de pommes de terre ; il était volatil dans le premier estomac et non volatil dans le quatrième estomac des brebis aniquelles on luii donné pour aliment du foin et de Thcrbc fraîche. L'acide libre lai parut être de Tacide acétique; il prétend que Tacide chlorhydriquc n*est point à Tétatde fibmé dans le chyme, et qu'il s'y trouve combiné avec de la potasse.

Le liquide qui se rassemble d^ns les deux premiers estomacs des mmin»ilsà jeun contient beaucoup de carbonate alcalin, d'après Prévost et tieroyer, dont TVdemann et Gmelin confirment l'asserflon. I^ troisième estomac , et plasenoorf k quatrième, sont les seuls où il y ait du suc gastrique acide.

Personne n'a eu plus d'occasions que Beaumont d'étudier le suc gastriqaf n abondance et à l'état de pureté, l'un de ses malades, atteint d'une fistale gastriq», lui ayant permis de faire, pendant plusieurs années, une longue série dVapàinw sur ce licpiide (1). Les résultats auxquels il est arrivé sont que l'estomac ne r» tient pas de suc pondant l'abstinence, que le liquide qui l'humecte alors n'est pÉi acide, mais qu'aussitôt que des aliments iK'^nètrent dans l'organe, la sécrélloD chmence, et stm produit donne des réactions acides. Beaumont a sollicité la sécrrÀw du suc gastri([uc par des moyens mécaniques, tels qu'une canule en ^nnr élasli(|ue, ou une boule de baromèti*e, après s'être bien convaincu que le nrfff

(1) BloDdlot a eu riicureuse idée de réaliser cbei les animaux, par det moyens artifinè. ^ Rstules gastriques semblables à celle que le basard avait oflerte dia Tliomme & BcaiMil*^ dont on connaît quelques autres exemples enregistrés dans les faslcs de la chirurgie. Ilpnitfi rhlen, le fait maintenir par des aides, et lui pratique une incision qui, partant de Tappai liphoTde, se dirige dueOlé du pubis, en suivant In ligne blande. sar nneétendwirjqfl huit centimètres. Le pérltAse étant ouvert , on saisit l^estomac ovee les doigts, on IVIlirf Mi plaie , et on le traverse de part en part avec la pointe d'un bistouri à lame étroite iifriifA on passe dans celle ouverture un fil d'argei|jt, de longueur suffisante poor qu^oo puitmtÊttÊ une anse, dont les deux extrémités sont confiées à un aide. On s^occupe ensuite de fertfl plaie avec quelques points de suture , après avoir Ant rentrer dans Pabdomen les portÎHil^ tcbtins qui se sont échappées; puis , prenant le fil métallique qui reste au deiiors, osftaV 8C8 deux extrémités un petit billot de bois, sur lequel on les tord l'un contre Piolre, k à mettre la portion de Testomac comprise dans Tanse en contact avec le bord interMitlli De cette manière , Testomac contracte des adhérences solides , et , à la chute de reickMii fistule se trouve établie ( Traité de la digestion , p. 203), et finit par devenir confililiLl Tétat de santé. Lorsque Pestomac est vide, sa tunique interne, d*un rose pAle, est uni recouverte par un léger enduit muqueux, transparent, quMl est Tacile dVnleveravectf fin, mais qui se reproduit Immédiatement. Quand, au contraire, Pestomac rcnreme dn et que le travail digestif est en train de s'accomplir, la membrane interne se gonfle, gide , et acquiert une teinte rouge uniforme , plus ou moins foncée. Alors, tu lie«4eli quantité de mucus épais et muqueux, neutre ou alcalin, qu'elle fouroissait aspaiWiti verse en abondance un liquide clair, limpide, et ù réactions acides : c'est le snc ninndlnt conclut, d'une série d^expériences (p. 220), que les matières alimentaires muliint spécial sons rinfiuencc duquel l'estomac verse son suc chvmiftcateur, etqi* seules le pouvoir d'amener sa tunique interne au degré de surexcitation stoble et ronsiitue l'étal lurgide, tandis que les agents purement mécaniques ou chimiques ic une excilation pnrliclic et momentanée, dont le résultat est d'entraîner la fonnatioii d*tf plus ou moins abondant, à peine mêlé de suc gastrique, Quanta la quantité de ne que l'estomac sêcrèle, elle paraît dépendre à la fois, et de la nature, et de la f[mM menis, du moins dans l'état de santé) et en tant que celte quantité ne dépasse pu ta l'organisme. {Nott d» ird.]

suc GASTBIQUK. 455

cnait rion, et que ses ]xiroîs ne roup;issaicnt pas le papier de tournesol ;

fois qne l'expéricnco fut répC»t(»e, il s'ensuivit une sécrétion aride, ass(»ï rabie souvent pour qu'on pAt recueillir jusqu'à une once de liquide. Jamais lors le suc gastrique n'avait Hé étudié dans un pareil état de puretv. Voici iption qu'en donne Beaumont

un liquide limpide, sans odeur, d'une saveur un peu salée et tr^8 sensit acide, qui ressemble h celle d'un mucilage dans lequel on aurait versé un ride chlorhydrique. L'eau, le vin et l'alcool lô dissolvent, et les alcalis font cenre avec lui. Tl laisse précipiter de l'albumine, se putréfie très diffîcile- 1 arrête la putréfaction des matières animales. lA salive lui communique ileur bleue, et le rend écumeux. Mêlé, hors du corps, avec des substances aires, il agit sur elles comme un dissolvant, ce que prouvent les nombreuses ncrs de BeaumonL Dnnglison, qui l'a analysé, y a trouvé de l'acide clilouo ot de l'acide acétique libres, des phosphates et des chloinires h base de , de soude , de magnésie et de >hatix , et une matière animale soluble dans nide, mais insoluble dans l'eau chaude (1).

quide du jabot des oiseaux est communément acide, d'aprt'S Tîedemann et . Colni du ventricule succenturié contient aussi un acide libre chez les

à jeun. Le suc gastrique de ces animaux coagule le lait. Il doit ses qualités

in^ son plus }rrand état de pureté , dit Blondlot ( Dîfjrniion , p. S38 ), et Dpr^ avoir été ë par la nitration du mucus et des autres substances étrangères qu'il peut contenir ucclment, le suc gastrique est un liquide clair et limpide, d'une légère teinte citrine qu'on lit bien que quand on examine ce liquide sous une certaine masse, d'une odeur faible, aromatique , nui generis^ d*une sa\eur à la fois salée cl fl^jl||ement acidulé, d'une pospécinqiic variable , mais supérieure 5 celle de l'eau. Ce^ Atactères conviennent au suc c du rbien et du cochon, et diiïèrent peu de ceux que Beaumont assigne à celui de *. De quelque animal qu'il provienne , 11 rougit toujours les couletirs bleues végétales. : compare cette acidité nu maximum d'acidité que les liquides sucrés sont susceptibles ■ir spontanément par suite de la formation lactique : aussi , pour peu qu'on étende le suc on action sur les couleurs bleues végétales devient si faible, qu'elle cesse d'être perçue; »uo, non il aucun dos divers acides admis par ses prédécesseurs, mais uniquement à du le acide de chaux. Ses principes constituants sont, suivant loi , sur 100 parties, 99 d^eau einent de phosphate acide de chaut, de phosphate d'ammonînqile, de chlorure de cal- ? principe aronjatique, de mucus et d'une matière animale parlîculière. — Payen, ayant ser d*unc quantité notable de suc gastrique normal , en a isolé une substance blanche , ^mcnt ambn*c, diaphane , très soluble dans l'eau , facile h dessécher» et tellement active, eut désagréger plus de trois cents fois son poids de tissu musculaire de bœuf cuit, beaus rapidement que ne le ferait le suc gastrique lui-même ( Compta rendus de VAcad, de» , 18'i5, t. XVII, p. 654). II propose de désigner ce principe actif du suc gastrique sous c ga.itcrasc^ et fait remarquer qu'on ne doit pas le confondre avec la pepsine préparée it digérer un estomac de veau dans de l'aride chlorhydrique. — Lassaigne {Joum, de lèdicalc, t. X, p. 73 et 489] ne pense pas que l'acidité du suc gastrique dépende de la du biphosphate de chaux; quelques expériences le portent à croire que le phosphate de est dissous à la faveur d'un acide libre, différent de l'acide phosphorique : les produits lillation du suc gastrique contiennent, suivant lui, de l'acide chlorhydrique , quicon- •lainemtnt \ l'acidité de ce liquide. Or, c'est lu précisément ce que nie Dlondlot, qui , ant avec précaution le suc gastrique de chien ( Loc. c/f., p. 3ââ}« a toujours obtenu un parfaitement neutre , ne renfermant par conséquent ni acide chlorhydrique, ni acide , h l'état de liberté. [Cons, un intéressant mémoire de Cl. Bkrtsard, Pu sue gastrique t nJk dans la nutrition^ Paris, 1 8.Vi. ) [Note du traducteur,)

/iSfi suc (JASTRK^UE.

h €lo Tacidc chlorhydrique, et probablement aussi à de Tacide acétique. Treviranus a soulevé (1) la question de savoir si le suc gastrique des oiseaux ne contiendrait pas de Tacide fluorhydrique, parce que, suivant Brugnî^telli , du cristal de roche et de Tagate, renfermés dans des tubes, avaient été sensiblement attaqués apK-s dix jours de séjour dans Testomac de poules et de dindons, et avaient perdu douze à quatorze grains de leur poids; lui-même a obser\'é quelque chose d*analogue s(Ur un vase de porcelaine, dans lequel on avait fait digérer du chyme de poule. Tiedemann et Gmelin ne purent arriver à une solution positive. Ils firent digéf«r du suc gastrique de canard dans un creuset en platine couvert d*une plaque àt verre cirée et rayée ; mais, au bout de vingt-quatre heures, rien n'annonçait qat le verre eût été attaqué. Cependant ils ne concluent pas de là que le suc gastriqv des oiseaux ne contient point d'acide fluorhydrique, parce qu'on a déjà troué du fluorure calcique dans différentes parties animales, par exemple dans ruror et les os (2).

Le suc gastrique des reptiles est presque toujours acide. Celui des poissons coitient aussi un acide libre, surtout quand Testomac est plein. Il était probiUe; d'après d'autres motifs, que les acides dilorhydrique et acétique servaient (pkment ici de dissolvanL I^uret et Lassaigne (3) pensent que l'acide libre do m gastrique est de l'acide lactique, dans les quatre classes d'animaux vertébrés.

D'après la découverte d'Eberle, ce n'est pointa l'acide libre qu'appartiof 1? pouvoir dissolvant du suc gastrique ; mais il est dans la nature du mucus sno»cal , comme dans ceUe de tout autre mucus, de produire, quand il est adft la décomposition et ensuite la dissolution des matières alimentaires {li). Yoffi|Nr quoi ce môme mucus ^ut opérer une digestion artificielle, même bon da af animal (5). Il n'est [Jn^vrai cependant que, comme l'a dit Eberie, toot at* | mucus que celui de l'estomac puisse, après avoir été acidifié, suffire poarpnàif une digestion artificielle, et de cela seul on doit tirer cette conséquence,^!': principe digestif n'est pas le mucus lui-même, mais une substance paiticAt. qui s'y trouve contenue. Cette matière , qu'on appelle pepsine , est la mftK#j celle qui fait coaguler le lait dans l'estomac. Elle ne manifeste sa puissance Ip*] vante qu'autant qu'elle est acidifiée. Nous reviendrons plus tard siu* son coin|iie ji^j

Comme il est constant que le suc gastrique exerce une action dissohraiiei des matières animales, même hors du corps vivant , on ne doit pas être qu'il attaque quelquefois l'estomac après la mort, et que ce viscère «iipj

(1) Biologie, Ul\, p. 362.

(2) Rectu exp. sur la digestion, trad. par A.-J.-L. Jourdan. Paris , i837« t. II. (3] Rech, physiol, sur la digestion. Paris, 1825. {h) Physiologie der Vfr<2(iutin<;. Wurzbourg, 1834.

(5) Voy, les expériences de Mûllcr et Scliwann sur la digestion artificielle de Til gulée , dans Muellp.r^s Archiv, 1836, p. 66.

(6) M\f. Cl. Bernard et Barrcswill {Comptes rendus de C Académie des setemett^ p. 1284), étudiant spécialement la cause de l'acidité du suc gastrique, ont établi : 4*Qi>' dite du suc gastrique est due à un acide libre ; 2° que cet acide est constamment delVi'^' tique chez les chiens. Ils ont ensuite constaté que, si, au point de vue des qoaBMi' tivi*s , il était absolument indispensable qu'il fut acide, la nature de Tacide était il que c'était pour cette raison qu'on peut ingérer dans Testomac des substances qui ellesinOmos, sans troubler d'une manière nppnn*ntr la digestion storoqcole. f» ^

hILE. A37

proiiiptLMDOiit ruiiMiIli par Jui que d'autres prdes, phéuoiuùiies qu'on obsone surtout choz les lapins et les jeunes enfants, et que Rudolphi regarde, sans fondement, comme un effet de la putréfaction.

Bile.

La sécrétion de la bile est si r6|)anduc dans le règne animal, et ses relations avec

la fonction digestive lui donnent tant d'im|)ortance, qu*il est du plus liaut intérêt

de savoir si les animaux inférteui-s peuvent s*en passer. Farre a obsené de petites

■ gbndules brunes à Testomac des poly[)es (1) ; une couche analogue existe au canal

. intestinal de plusieurs annélides; d'autres, comme les aphrodites, les planaires, ont

■^ leur intestin garni d'appendices en forme de caecums (2).

Chez les insectes, à une hauteur plus ou moins considérable du canal alimcntain.*, mais toujours derrière la partie élargie de ce tube qu'on regarde comme Tcstomac , s'abouchent de longs tubes contournés , terminés en cul-de-sac , et presque toujours pairs, qui portent le nom de vasa Malpighiana^ ou de vaisseaux biliaires. Cependant ils contiennent, non pas de la bile, mais de l'acide urique, «ii\ant Audouin (3) et Chevreul {^4) ; de plus, une sécrétion très active s'y accomplit pendant le développement de la nymphe, époque à laquelle l'animal ne digère point Ce sont donc évidemment des organes excrétoires, des vaisseaux uriaures (5).

(i) Phûo». Trans.^ 1837.

(2) Les astéries, indépendamment des appendices en forme de cœcums, que leur estomac covoie dans les bras, ont encore , au dos de ces organes, une glande de même configuration, qui '^^^ UQ suc brun , et que quelques personnes regardent comme Fanalogue du fbie.

(3) AnnaUs âti êcienees naturelUê^ 1836, t. XI, p. 25Â.

(4) Stiads, Consid, gén, sur VanaU des aiiîm. artic. Paris, 1838, p. 351.

W) Léon Dufour, qui a étudié les vasa Malpighiana dans sept cents espèces environ d*insectcs

'^l'^teoantà presque tous les groupes naturels de cette classe (Amu des se. nat,, 18ii3, L XIX,

^ ^àS), est arriijbaux résultats suivants. Dans les orthoptères, labidoures , hyménoptères, né-

T'Jl^^^res, hémiptères, diptères et lépidoptères, ces vaisseaux n'ont qu'une seule insertion, qui

^^u 9 en général , à Pextrémité du ventricule chjlifiquc. L*ordre des coléoptères serait donc le

' où Ton en trouverait qui feraient Uxés, d*unc part, à ce ventricule, et, de l'autre, au rectum;

'^ œ n*estque dans la moitié environ des genres de cet ordre qu'on rencontre ce double mode

"^^Cflîoo , tous les coléoptères pentamères rentrant dans la catégorie des insectes & insertion

^. oisivement fentrîculaire ; la double inscriion ne se voit que dans les coléoptères hétéromères, i^^^Utères et trimères. Ces vaisseaux, au microscope, ressemblent à des boyaux tantôt lisses, ^^•^ôl plus ou moins plissés ou variqueux , dont les parois minces , pellucides , et cependant

k -^cUIes, ont d'un bout à l'autre une texture comme celluleuse ou spongieuse. Même dans I ^ plus grande simplicité, et quand ils ont des insertions iso!ées, ils deviennent lisses avant

** enit>ouchurc, lorsque dans le reste de leur étendue ils sont variqueux , ou bien ils s'alkm-

- ^^ On un col. Dans les deux cas , ils Torment avant leur insertion une sorte de conduit excréteur.

^HUon et la courtilièrc surtout ont un canal excréteur unique bien prononcé. Dans plusieurs ''^ même, il existe un, et quciquerois deux réservoirs, comparables h la vésicule du fiel. Pour ^Ui concerne les insectes chez lesquels les vaisseaux de Malpighi s'insèrent simultanément ou 1^ ^^icule et au rectum , Léon Durour a confirmé l'observation déjù faite par Damdohr et PosSllt, ^ ^ 'o^ insertions rectales , loin d'être perforantes ou pénétrantes, se continuent , au-dessous de I ^*iiaue externe de l'inlestin, eu autant de filets tubulcux, d'une finesse extrême , dont les 1^ ^Osités rampent entre cette tunique et la membrane sous-jacentc, et se terminent |Kir un £^}^ libre et fermé. Il u constaté le fait chez la MovdcUa fasciata, VErgastcs fabcr, VHamma- **^^ir« llcros, le Pr tonus coriarius^ la Lamia tugubris^ etc. Ainsi les tuniques du rectum Br

Page 1