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CHAPITRE IV

SalÎYC. '

1^ siVrétion salivaire paraît avoir lieu d'une manière presque générale dans le

^) BulUiin de la FacuUé et de la Sac, de médecine , 1813, n5 10.

/|30 SALIVK.

règne animal, si l'on oxc4^ptc les cétacés et les poissons. Ix*8 insoctes possMem dfs utricules, des cascums ou des tubes qui sont chargés de l'accomplir : les molInsqQfs ont une ou plusieurs paires de glandes salivalres composées

Ci. -G. MilschcHich a publié des observations sur la quantité de la saline dm un homme atteint d'une fis^le du canal de Stenoo. Le liquide cesse de roakr quand les muscles masticateurs et la langue demeurcut dans un repos parfiii,0 qu'il n'y a point d'excitation nerveuse insolite; dans les circonstances invens^k flux a lieu plus ou moins abondamment I^ quantité de salive sécrétée en nagh quatre heures, chez un homme bien portant, est de 65 à 95 grammes pour m seule parotide : celle qui provient des cinq autres glandes est six foâi plus condrrable (1). Schuitz a obtenu, en vingt-quatre heures, du canal de Stenon d'nndvnL 55 onces et 7 gros de salive, dont 12 apH*s le premier repas, qui don àm heures, et 10 onces 9 gros pendant trois heures qui s'écoulèrent entre ce rep» d le suivant (2).

Berzelius, Tiedemann, Gmelinet Mitscherlich ont entrepris des tra%'aux mvquables sur la nature chimique de la salive de l'homme et des animaux.

I^ salive, toile qu'elle est rejetée de la bouche, est un liquide mixte, ronpo^ de salive proprement dite et de mucus. Lorqu'on la recueille dans un vasedr Tcm haut et étroit, et qu'on l'y laisse reposer, elle se partage en deux couches, dooili su|)érieure est formée d'un liquide clair, incolore, un peu miiqueux, et rinféneav. du UK^me liquide, mêlé avec une masse blanche et opaque. Quand on l'agitf anr de l'eau, le mucus se brise en parcelles, et tombe ensuite complètement au MA vase (3). Au point de vue des qualités acides ou alcalines, elle n'est pas txwjsff la même. Tiedemann et Gmelin l'ont trouvée, chez l'homme, la plupart diMf faiblement alcaline, quelquefois neutre, jamais acide. Schuitz l'a vue acide dM l'homme, quand elle avait s<*jotirné longtemi)s dans la bouche, et toujours alrjiip chez les enfants. I^ salive des chiens et des brebis, telle qu'elle coule du caïulA Stenon, est alcaline, suivant Gmelin. C.-ll. Schuhz l'a vue généralement akait chez rhomm(s il en fallait un gros pour saturer une goutte de vinaigre, FilcM également alcaline chez le cheval. Après avoir été saturée, elle redevient peu à |«« alcaline, à ce qu'on prétend, l^litscherlich l'a trouvée alcaline pendant le boirrctir manger, déjà même après la première bouchée : en tout autre temps db* roi ^ .^ acide. Sclmltz attribue son alcalescence à de l'ammoniaque ; mais MitK^iffU assure que, quand elle est fralclie, elle ne donne pas d'anmmniaquc, uâtstf^ I ^^^ l'action de la chaleur, et que son alcali libre est fixe. t^zî.^

ÏA salive ne contient, par elle-même, aucune substance douée de textarcor^ | i^^^ nique; mais, dans la bouche, elle est mêlée avec dos cellules éfudiéliales délaie de la surface do la ca\ilo orale et des conduits salivaircs. ■ t j

Suivant Berzelius, elle contient moins des trois cpiarts d'un |K)ur cent do s** | ,j^ stances dissoutes. Dans les expériences de Mitscherlich, elle avait une pcsartfflff spocilique de 1,0061 à 1,0088; celle de cheval, dans les expériences de Sfhnto. en avait une de 1,0125.

Le résidu de la dessiccation de la salive est transparent. L'alcool en extrait *

(1) Rust's Magazin, 1832.

(2) l)e alimentorum concoctionc, Berlin , 4834.

(3) Berzelius, Traité de chimie ^ U VII, p. 454. ',^r %i

SAUVE. ftSl

te quantité d'osmazome, avec un peu dé chlonire potaisique, de chkmirc aodiet de lactate alcalin. I^ portion que laisse le menstrue est faiblement alcaline, mtient de la soude. Apr^ qu'on a enlevé l'akaUi il reste im mélange de mu- (-|-} et d*une substance particulière, la ptyaline. La disst^utionde cette matière ( Teau est un peu consistante, et ne se trouble pas par révaporatSqn. En i'évamt» on obtient la ptyaline pure, qui est transparente et incolore, d'après Beris, d'un brun clair et opaque» suivant Tie4emann et Gmelin; Mltsch^ch dit Ue est d'un jaune brun, quand on n*a pas saturé l'akaK, et qu'alors elle attire midité de l'air, mais que, knwpi'au commencement de i'analyse on a saturé ali libre, elle est presque parfaitement blancbe et non déliquescente. La ptyablanche, desséchée avec soin, se redissout ensuite complètement dans l'eau, et en partie seulement^ comme £dt la ptyaline brune. GeUe de la salive neutra* ! n*a point de réactions alcalines, suivant la remarque de Mitscherlich, tandis Cécile de la salive qui n'a pas été neutralisée verdit le sirop de violette. Quand erse de l'eau sur hi ptyaline, elle se redissont en un liquide clair, qui, d'après 4îlius et Mitscherlich, ne précipite ni par l'infusion de noix de galle, le chlorure :nric|ue, le chlorure ferrique et le sous'-acétate plombique, ni par les acides , mais qui, sdon Gmelin, est précipité par l'infusion de noix de gaUe, Fcau de IX, la dissolution d'alun, les sels cuivriques, plombiques et ferriques neutres, ilorurc mercuriqne et Kazotate argentique. Mitscherlich dit que l'azotate argeuc précipite la ptyaline, et que l'acétate plombîque ùiit de même, ce dernier efofô quand die a été préparée avec de k| salive non préalablement neutralisée, nucus qui reste après qu'on a extrait la ptyaline au moyen de l'eau froide, con* t une (fuantité très considérable de phosphate calcique, duquel il est probai)lc, ant Berzclius, que le tartre des dents se forme. ^^

riedcmann et Gmelin, en faisant évaporer la salive humaine, ont obtenq i,l/i pi*à 1,19 pour cent de résidu solide, qui, après la combustion, laissa 0,25 parde cendres, dont 0,203 solnbles dans l'eau, et 0,047 consistant en phosjihate "eux ; 100 parties de réddu de salive étendue donnèrent :

Substance soluble dans l'alcool et non dans l'eau (graisse phosplioréc) et substances solubles dans l'alcool et dans l'eau (osmazome, chlonue potassique, lactate potassique, sulfocyanure potassique) 31,25

Substance animale précipitée de la dissolution alcoolique bouillante par le refroidissement, avec suUate potassique et un peu de cldorure potassique. • 1,23

Matières solubles dans l'eau seulement (ptyaline, avec beaucoup de phospliatc et un peu de sulfate alcalin et du cidorure potassique). 20,00

Matières qui ne sont solubles ni dans l'eau ni dans l'alcool : mucus, peut-être un |)eu d'albumine, avec du carbonate et du phos|)batc alcalins 40,00

92,50 'ivant Mitscherlich, la salive contientles sels suivants: chlorure potassique 0,lf

UV2 SALIVE.

lactatc potassique 0,09/i, lactaic sodique 0,024, acide lactique?, soude probablement combinée avec du mucus 0,16/i, phosphate calcique 0,017, tnlice 0,01S. Les matériaux organiques immédiats de la salive se coioportôrent dans l'analyse de ce chimiste comme dans celle de Berzelius. Une substance trouvée par lui, quicit sohible dans Teau et Talcool absolu, et qui a une teinte jaune-rougeâtre, ne |iécipite pas par les acides, la potasse, l'ammoniaque ni le sublimé, mais donoe ■ précipité pa^ l'acétate plombique, le chlorure ferrique et l'azotate ai^entique.

Ticdemann et Gmelin ont constaté l'existence dans la salive d'une matière f» Treviranus y avait annoncée le premier (1), et qu'ils pensent être du solfoqfMi' gène ; Treviranus avait remarqué que la salive devenait d'un rouge très teé quand on la mêlait avec une dissolution neutre d'un sel ferrique. TiedemaM tf Gmelin ont reconnu que cette réaction a lieu réellement. Cependant je émim que, dans mes expériences, la salive prit une teinte non pas purpurine, maiiffh lemcnt ix)uilléc, avec les divers sels ferriques que j'employai Rudin lévoqneo doute l'existence du sulfocyanogène, parce qu'il n'a pas vu d'acide sulfîffiqK» produire en suivant soit le procédé d'Ure, soit celui de Gmelin : quand le prodÉ de la distillation de la salive rougit les sels ferriques, ce peut être l'effet de li pré- |i scnce d'acétates (2). Kastner fait remarquer néanmoins que la colontioo proÛr par l'acide acétique n'est jamais complètement semblable à celle du saog, if* j'ajouterai que celle de la salive n'a pas non plus cette teinte. Ure (3) n^nlf l'existence du sulfocyanogène comme démontrée par ses expériences (4).

Ou n'a pas encore examiné avec soin la salive des insectes; die parait être ib liue, d'après Renger (5).

(i) Biologie, t. IV, p. 565.

(2) ScnwEiGGRn^s Journal, t.LIX, p. 878.

(3) Journal of sciences, t. VII, p. 60. {à) Wright {Lancet , iSÂ2 ) a trouvé dans iOOO parties de salire : eau, 966,1 ; pl|ate,Ull

ocide gras, 0,5; chlorures potassique et sodique, i,A; albumine, avec soude» 0,9;pM|if6 ralcique, 0,6; albuniinatc sodique, 0,8 ; lactatcs potassique et sodique, 0,7 ; solfocjraMivp^ tassiquc, 0,5; mucus, 2,6; perte, 1,2. Il se la procurait en titillant rarrièfc-gorgeatg* plume , après s^êlre bien rincé la bouche. Sa pesanteur spécifique était de 4,008, tenu au-dessus de i,001 et au-dessous de 1,003, elle annonce un état patMogiqne. En gMii» réactions sont alcalines. La quantité totale de la salire est de dix à donie heures. - Garrod et Marshall ont trouvé, ch^z un homme atteint d'une fistule acide avant le repas, pendant lequel elle devenait d'abord neutre, puis alcalinei qu'ils attribuent à celle des proportions respectives de salive et de mucus ( Ltmeet , 18U| p* ^^9W' ^"^ — Budge {Medic. Zeitung, 18&2, n* 16) dit la salive toujours alcaline dans Télit k mais sujette à varier très facilement et très promptement, même à devenir adde. EMeol^^p^ r2ï mont alcaline chez les chiens, les chats et les lapins. — Blondlot ( Traité ie la Hfutèm» 18â3, p. 123) soutient que la salive ne contient pas d'albumine, parce qa^en It fiaiMK faisant traverser par un courant électrique , il ne s'opère aucune espèce de ootgulaliisà trémilé des fils conducteurs. Seulement, des bulles de gaz provenant de la déeoaptf^ Tenu soulèvent une mousse blanchâtre, qu'on pourrait prendre d'abord pour de PaRwaii' crèléc, mais qui ne tarde pas à se redissoudre spontanément ou par l'effet d'ane lé^kt^jl^ Il ne croit pas non plus à l'existence du sulfocyanogène dans la salive, qu'il dllêWi** neutre , ou môme acide, hors le temps des repas, mais devenir constamment tikaXintfit^ mastication.

(5) Physiol. IJnierfuchungen uebtr die thierischv llaushnUungdev fnseelen, TubiapK^^*^

sur, GASTRIQUE. /|3S'

Suc gastrique.

]uide8 contenus dans l*estomac sont toujours acides aux époques de la , hors desquelles ils n*ont pas, pour la plupart du temps, ce caractère, ti n*a jamais trouvé le suc gastrique acide chez les carnivores soumis au lais la réaction acide se prononçait aussitôt que Tanimal avait mangé de la [1 a remarqué que celui des herbivore était acide, mais il n'a point reette [H*opriété dans celui de l'honmie et des animaux à nourriture mixte, (lie existe pendant la digestion. SuiAni Tiedemann et Gmelin, le liquide ncontre dans Testomac des chevaux et des chiens à jeun est presque neutre 36 acide, tandis qu'il suffit d'une irritation quelconque, conrnie celle que une pierre ou le poivre, pour lui communiquer cette réaction. C'est ce bservé aussi Leuret et Lassaigne. Dans ces cas, le suc gastrique seul était ; cette propriété ne provenait pas des sécrétions de l'oesophage, qui n^ la ent point D'après Schultz, une partie du chyme exige un peu plus d'un it de carbonate potassique pour sa saturation.

crétion du suc gastrique a pour organes les glandules simples et microns de la face interne de l'estomac, du moins chez les animaux quj n'ont ;landes spéciales destinées à l'accomplir. La structure de ces glandules a été par Sprott, Boyd, Bischoff, Purkinje, Wassmannet Henle (1). Tiedemann lin ont trouvé que la propriété de coaguler le lait appartient non pas seui la portion pylorique, mais encore à la portion cardiaque de l'estomac. Au e viscère offre des glandes particulières chez plusieurs animaux de la classe omifères; telle est la grosse glande du castor, dont^^c sert probablement idrc les écorces ; des organes analogues existent cftfh portion cardiaque >mac des Myoxus^ Halmaturus, P/uiscolomys et autres. Il faut également ici le proventricule des oiseaux, entre la membrane muqueuse et la tunique eusc duquel on aperçoit une couche entière de glandes, ayant chacune leur ï part : ce sont de petits tubes, simples et ^rminés en cul-^e-sac (2). i devons à Prout (3) la première analyse un peu exacte du suc gastrique, oiste fit voir qu'il existe de l'acide chlorhydrique libre dans celui du lapin, re, du cheval, du veau et du chien. Children (4) en a aussi trouvé dans le vomi par des personnes atteintes de dyspepsie. Sa présence a été également \e par Prévost et Leroyer. Leuret et Lassaigne refusaient d'y croire ; mais réfuté leurs objections (5). Tiedemann et Gmelin ont rencontré trois acides suc gastrique ; de l'acide chlorhydrique chez le chien et le cheval, de l'acide 2 chez les mêmes, et de l'acide butyrique chez le cheval. Schultz a distillé le avec de l'eau, et reconnu que, chez beaucoup d'animaux, l'acide est •n partie ou en totalité. Un acide volatil se rencontra chez un cheval qui ^ nourri d*avoiue, chez un cochon qui avait mangé des pois, chez un veau des moutons auxquels on avait donné de l'herbe ; l'acide n'était pas volatil

[Otomie geHéraie^ trad. par A.-J.-L. Jourdan , t. IL p. 516. iHE, Lectures on comparative anatomy, t. IL Îi7. Tran$., i82&, p. i.

IN. of philo»., iSHt juillet.

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